Le Pakistan a acquis le système de défense aérienne chinois HQ-9B, présenté par Pékin comme un équivalent du système russe S-400 Triumf utilisé par l’Inde. Toutefois, ce choix est désormais remis en question après les résultats décevants du HQ-9B lors de l’Opération Sindoor, une série de frappes menées par l’Indian Air Force (IAF) du 7 au 10 mai 2025, ciblant des infrastructures terroristes ainsi que des bases aériennes pakistanaises.

Selon des sources proches du dossier, le Pakistan avait préféré le HQ-9B chinois aux systèmes russes S-300 ou S-350, séduits par les assurances chinoises quant à la capacité du système à rivaliser avec le S-400. Pourtant, lors des frappes, le HQ-9B n’a pas réussi à intercepter efficacement les missiles et drones de l’IAF, révélant des faiblesses importantes qui soulèvent désormais des questions sur la stratégie de défense aérienne pakistanaise et la fiabilité de la technologie chinoise.

Le HQ-9B est une version avancée du système de missiles sol-air chinois Hongqi-9 (Bannière Rouge-9). Le Pakistan a initialement acquis le système sous la référence HQ-9P en 2021, avant une montée en gamme vers la configuration HQ-9B en 2024. Présenté par la Chine comme une solution plus économique que les systèmes russes ou occidentaux, le HQ-9B affiche une portée annoncée de 250 à 300 km, utilise un guidage par missile à liaison radio (TVM) avec poursuite radar semi-active (SARH), et peut engager simultanément 8 à 10 cibles à des vitesses proches de Mach 14.

Les fournisseurs chinois avaient garanti au Pakistan que le HQ-9B offrait des performances comparables à celles du S-400, notamment en matière d’interception d’aéronefs, de missiles de croisière et de missiles balistiques tactiques. Cette assurance a conduit Islamabad à abandonner les négociations avec la Russie pour l’acquisition des systèmes S-300PMU-2 ou S-350 Vityaz, selon les informations recueillies.