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La communauté indienne du renseignement en source ouverte (OSNIT) a récemment observé une intensification des activités de l’Armée de l’air chinoise (PLAAF), avec au moins trois vols d’avions de transport Xi’an Y-20 à destination du Pakistan. Selon des sources, ces vols seraient liés à un réapprovisionnement en batteries de missiles sol-air HQ-16, destinées à remplacer celles détruites par l’Armée de l’air indienne (IAF) lors de l’Opération Sindoor, une campagne de frappes de représailles qui s’est déroulée du 7 au 10 mai 2025. Ce mouvement illustre le renforcement des liens de défense sino-pakistanais et l’engagement de la Chine à consolider les capacités de défense aérienne du Pakistan après d’importantes pertes causées par des frappes de précision indiennes.

L’Opération Sindoor menée par l’IAF visait à répondre à l’attaque terroriste de Pahalgam qui a coûté la vie à 26 civils. Elle a frappé plusieurs bases importantes de l’Armée de l’air pakistanaise (PAF), dont Nur Khan, Rahim Yar Khan et Bholari, ainsi que des infrastructures de défense aérienne dans les provinces du Pendjab et du Sindh. Des missiles de croisière lancés depuis les airs, notamment le BrahMos et le missile SCALP, ont détruit des équipements clés tels qu’un radar anti-dissimulation YLC-8E chinois à Chunian, ainsi que plusieurs systèmes de missiles sol-air HQ-16 et HQ-9P situés près de Lahore et dans d’autres secteurs.

Ces frappes ont mis en lumière les failles du système de défense aérienne intégré et superposé du Pakistan (Comprehensive Layered Integrated Air Defence, CLIAD), qui dépend fortement de la technologie chinoise. En effet, 81 à 82 % des importations d’armement pakistanaises entre 2019 et 2024 provenaient de Chine, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).