Le ministère russe de la Défense a annoncé que ses systèmes de défense aérienne ont abattu deux chasseurs MiG-29 ainsi qu’un avion d’attaque au sol Su-25 appartenant à l’aviation ukrainienne en une seule journée.
Les interceptions ont eu lieu à différents endroits : Arkhangelsk, dans la région de Kherson, ainsi que Dmitrovka et Zvonetsky dans la région de Dnipropetrovsk. Le communiqué précise : « Deux chasseurs MiG-29 et un Su-25 de l’aviation ukrainienne ont été neutralisés par nos systèmes de défense aérienne. »
Ces dernières semaines, les forces armées russes ont remporté plusieurs succès contre l’activité aérienne des avions de chasse ukrainiens, tant en vol qu’au sol. Par exemple, il y a une semaine, un drone kamikaze russe Lancet a ciblé avec succès un Su-25 subsonique ukrainien sur l’aérodrome de Dolgintsevo, situé dans la région de Dnipropetrovsk, à environ 60 km derrière la ligne de front. Cette opération, dont le moment exact reste indéterminé, a récemment été dévoilée sur les réseaux sociaux.
Un mode d’attaque similaire avait été employé sur le même aérodrome à la mi-septembre, où un drone Lancet avait détruit un MiG-29 stationné au sol.
Déploiement de systèmes Buk-M3, S-300 et S-400
En avril, la Russie a renforcé sa défense aérienne dans les régions de Kherson et Dnipropetrovsk, avec la création de nouvelles unités spécialisées, à l’occasion de la Journée des Forces de Défense Aérienne, selon le ministère russe de la Défense. Ces unités sont équipées d’armes de pointe, notamment des véhicules de combat Pantsir-S, ainsi que des systèmes de défense aérienne à longue portée S-400 Triumf et des complexes Buk-M3 et S-300B4. Ces moyens sont déployés en coordination avec d’autres formations et unités de la défense aérienne militaire.
Capacités des systèmes Buk-M3, S-300 et S-400 pour abattre les MiG-29
Les systèmes Buk-M3, S-300 et S-400 sont tous des systèmes avancés capables d’intercepter et d’abattre des chasseurs MiG-29, chacun offrant des capacités et des options de missiles spécifiques.
Le Buk-M3 utilise le missile 9M317, capable d’engager diverses menaces aériennes dont les chasseurs MiG-29 sur une distance pouvant atteindre 70 km.
Le S-300 dispose de plusieurs variantes, telles que le S-300PMU et le S-300PMU2, capables d’intercepter des chasseurs avec respectivement les missiles 48N6 et 48N6E2.
Le S-400 est un système encore plus moderne avec une portée maximale de 400 km. Il emploie plusieurs types de missiles, dont les 48N6E3 et 40N6, conçus pour neutraliser une gamme étendue de cibles aériennes, y compris les chasseurs MiG-29.
Contexte : l’invasion russe de l’Ukraine en 2022
Le 21 février 2022, la Russie a accusé les forces ukrainiennes d’avoir mené une attaque contre une installation frontalière relevant du Service fédéral de sécurité (FSB) russe, faisant cinq morts parmi les combattants ukrainiens selon Moscou. Kiev a fermement nié toute implication, dénonçant ces événements comme des « opérations sous fausse bannière ».
Le même jour, la Russie a reconnu officiellement les entités auto-proclamées de la République Populaire de Donetsk (DPR) et de la République Populaire de Louhansk (LPR), étendant cette reconnaissance à l’ensemble des oblasts ukrainiens concernés. Le président Vladimir Poutine a ordonné la mobilisation de forces militaires russes, incluant des unités blindées, dans ces régions.
Le 24 février 2022, Vladimir Poutine a lancé une invasion militaire majeure en Ukraine, déployant des forces armées massives en provenance principalement des frontières ukrainiennes. Cette opération, loin d’être un acte isolé, comprenait des frappes aériennes ciblant les infrastructures militaires clés et une offensive terrestre d’unités blindées depuis le Belarus.
Malgré l’évidence d’un conflit armé, le Kremlin refuse de qualifier ces événements de « guerre », préférant le terme de « opération militaire spéciale ».