La Force aérienne indienne (IAF) affiche avec subtilité ses radars emblématiques « Cheeseboard » du système S-400 Triumph sur trois bases majeures – Adampur, Bhuj et Jodhpur – visibles sur des images satellites récentes de haute résolution. Cette démonstration intervient quelques mois après les affirmations de la Force aérienne pakistanaise (PAF) prétendant avoir détruit une unité similaire lors des affrontements de l’opération Sindoor en mai 2025, des déclarations démenties par les preuves orbitales.
Le radar Cheeseboard 91N6E du S-400, imposant système à réseau phasé capable de suivre jusqu’à 300 cibles à 600 km et de guider des missiles contre avions furtifs ou missiles hypersoniques, constitue la sentinelle aérienne de l’IAF depuis la mise en service de la première escadrille à Adampur en 2021. Lors des combats de l’opération Sindoor, le 9 mai, le Pakistan annonçait avec force que des JF-17 pakistanais avaient détruit un radar S-400 à Adampur à l’aide d’une bombe intelligente, images granulaires « avant-après » à l’appui, suspectées d’avoir été truquées. Une unité similaire de Bhuj faisait également l’objet de prétendues « neutralisations totales » dans les communiqués pakistanais.
Mais l’analyse indépendante des images satellites commerciales issues de Maxar et Planet Labs, examinées par des analystes OSINT, a révélé l’absence totale de cratères ou de traces de destruction. Les radars Cheeseboard fonctionnaient parfaitement sous les cieux du Punjab (Adampur), les vents salins du Gujarat (Bhuj) et le climat désertique du Rajasthan (Jodhpur). Un expert en renseignement a résumé : « Aucune preuve d’un impact sur le S-400 », tandis que les sources locales qualifiaient de ridicule la prétendue destruction. Même sur les forums pakistanais, les internautes faisaient volte-face en transformant rapidement ces « preuves » en objets de moquerie.
Cette exposition n’est aucunement une erreur, mais une posture stratégique claire. Alors que le cessez-le-feu issu de l’opération Sindoor tient à peine, cette mise en lumière ostentatoire agit comme un coup psychologique : la PAF est rappelée à l’échec de ses missiles Ra’ad face aux défenses indiennes en couches, pendant que les radars S-400 scrutent sans relâche tout le théâtre frontalier. Comme le souligne un commentaire sur les réseaux sociaux, cette « mise en valeur décontractée » des radars signifie la confiance opérationnelle totale de l’IAF. Ces systèmes ne sont pas cachés ou protégés au fond de bunkers, mais bien déployés de manière visible, prêts à réagir avec efficacité.
Pour les non-initiés, le radar Cheeseboard n’est pas qu’un simple outil de surveillance : c’est un système AESA 4D capable de détecter les menaces balistiques jusqu’à 2 500 km, alimentant en données précises les systèmes de défense au sol tels que Pantsir et Akash. Les récentes mises à jour, incluant des améliorations par intelligence artificielle, renforcent encore ses capacités, selon des informations de l’organisation de recherche DRDO. L’échec pakistanais se prolonge, leur renseignement satellitaire chinois temps réel ayant fait défaut, rendant désormais chaque passage orbital des satellites un rappel humiliant pour la PAF.