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Lors du premier Sommet national sur la sécurité organisé par l’agence ANI, le maréchal de l’air Ashutosh Dixit, chef de l’État-major interarmées, est revenu sur le déclin du nombre d’escadrons de chasseurs dans la Force aérienne indienne (IAF). Il a détaillé les mesures mises en œuvre pour préserver la capacité de combat malgré cette diminution des effectifs.

Reconnaissant que la taille des escadrons est inférieure aux attentes, le maréchal Dixit a souligné le recours à une optimisation accrue de la formation, des opérations et de l’utilisation des appareils. « Nous essayons d’exploiter au mieux les ressources disponibles », a-t-il expliqué. « L’utilisation accrue des simulateurs permet de préserver les heures de vol. Le nombre de sorties quotidiennes a également été porté à six par avion afin de soutenir un conflit de durée moyenne. »

Le développement de la formation sur simulateur permet à l’IAF de maintenir la compétence des pilotes tout en limitant l’usure et le temps de vol sur les plateformes opérationnelles — un enjeu capital alors que les délais d’acquisition des nouveaux avions restent longs. Par ailleurs, l’augmentation du nombre de sorties journalières assure un maintien de la disponibilité opérationnelle et de la capacité de frappe malgré la réduction du nombre d’appareils, garantissant une force apte à conduire des opérations à rythme élevé.

« Ce sont des solutions temporaires pour que la capacité de combat ne soit pas affectée dans l’immédiat », a précisé le maréchal de l’air Dixit.

L’IAF dispose actuellement d’une capacité réglementaire de 42 escadrons, contre une trentaine d’escadrons effectivement opérationnels selon les derniers chiffres. Si les programmes d’équipement tels que les Tejas Mk1A, Mk2 et le programme AMCA progressent, le défi reste de combler l’écart durant cette phase transitoire.

Les propos du maréchal Dixit reflètent l’effort stratégique global visant à maintenir la dissuasion en attendant l’arrivée des nouvelles unités. En parallèle, la Force aérienne intensifie les modernisations des flottes existantes, améliore les taux de disponibilité et investit dans des infrastructures de formation avancées.