La France a passé une commande auprès de Saab pour deux avions de surveillance et de contrôle aérien avancé GlobalEye, faisant suite à une déclaration d’intention signée en juin 2025.
Le contrat, d’un montant de 12,3 milliards de couronnes suédoises (soit environ 1,3 milliard de dollars), inclut deux avions GlobalEye, les équipements au sol, la formation ainsi que le soutien logistique. Une option pour deux appareils supplémentaires est également prévue.
Les livraisons sont programmées entre 2029 et 2032.
Micael Johansson, président et directeur général de Saab, a déclaré : « Cette commande confirme le partenariat solide entre Saab et la France. En choisissant le GlobalEye, la France investit dans une solution de détection et de contrôle aérien résolument moderne et performante ».
Développé à partir du jet d’affaires Bombardier Global 6000/6500, le GlobalEye affiche un poids maximal au décollage de 45 132 kilogrammes (99 500 livres). Il intègre une suite multi-capteurs combinant le radar Erieye Extended Range, un système d’identification automatique (AIS) et un capteur électro-optique.
Saab indique que le GlobalEye dispose d’une portée instrumentée supérieure à 350 milles nautiques (soit environ 648 km) et d’une autonomie de plus de 11 heures.
Outre la France, la Suède procède également à l’acquisition de cet avion de surveillance pour sa force aérienne, tandis que les Émirats arabes unis exploitent depuis déjà plusieurs années une flotte de cinq appareils, faisant d’eux le premier client export.
Par ailleurs, Saab a proposé le GlobalEye à l’OTAN comme possible remplaçant des avions de surveillance E-3 vieillissants actuellement en service au sein de l’Alliance.
Une fois livrés, ces nouveaux avions GlobalEye remplaceront la flotte française d’E-3F Sentry, des appareils de surveillance et de contrôle basés sur le Boeing 707 adaptés aux missions militaires. Ces équipages, en service depuis 1991, sont attendus en fin de carrière dans les années 2030.