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Le Comité de la Défense britannique a récemment examiné l’état de préparation opérationnelle et les défis auxquels font face les forces armées britanniques.

Lors de cette audition, l’Amiral Sir Ben Key, Premier Lord de la Mer, et le Contre-amiral Steve Moorhouse, Directeur de la Génération de Force de la Royal Navy, ont mis en lumière les points forts ainsi que les sujets d’inquiétude pour la Marine royale.

Un sujet majeur abordé a été la baisse des niveaux de préparation des forces armées. Gavin Robinson, membre du comité, a exprimé son insatisfaction concernant les données fournies : « Les données globales ne donnent aucune indication précise sur la disponibilité individuelle des navires ou leur capacité opérationnelle réelle. »

L’Amiral Sir Ben Key a détaillé la notion de « soutenabilité » dans le contexte des opérations navales. Il l’a définie comme « une capacité à rester déployé et efficace », ce qui implique « les stocks disponibles à bord, ceux présents localement ou dans le groupe tactique, la nature de la chaîne d’approvisionnement et sa capacité à garantir que vous restiez déployé et pleinement opérationnel. »

Concernant les capacités actuelles de soutien de la Royal Navy, l’Amiral Key a souligné les progrès réalisés avec les navires plus récents : « Avec les nouveaux bâtiments — notamment les Type 45 bénéficiant du programme d’amélioration progressive (PIP) — nous progressons vers une situation nettement meilleure. »

Il a reconnu les difficultés liées au maintien en condition des navires plus anciens, saluant la résilience et l’expertise des ingénieurs navals, mais a aussi rappelé que « les anciens destroyers de type 23 sont très exigeants en termes de maintenance, et leurs chaînes d’approvisionnement subissent une énorme pression. »

Le Contre-amiral Moorhouse a mis en avant la capacité unique de la Royal Navy à projeter sa force à l’échelle mondiale, notamment durant la pandémie de COVID-19 : « Nous sommes aussi l’une des rares nations capables de déployer un groupe aéronaval à l’autre bout du monde en plein cœur de la pandémie, avec très peu de soutien de la nation hôte, et de maintenir ce déploiement pendant sept mois. »

Cette séance a également évoqué la pénurie nationale d’ingénieurs, un facteur qui affecte les capacités opérationnelles de la Marine. L’Amiral Key a souligné : « Je pense que cela tient au fait que le pays manque d’ingénieurs. »