La Marine nationale française a achevé la modernisation majeure de sa flotte d’avions de patrouille maritime Dassault-Breguet ATL-2, un appareil destiné au renseignement stratégique et à la surveillance maritime. Ce type d’avion devrait rester en service opérationnel jusqu’à l’entrée en service d’une nouvelle capacité de remplacement prévue pour 2035.
Le dernier exemplaire modernisé a été livré à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué, près de Lorient en Bretagne, à la mi-février. Il a été mis à jour selon la configuration Standard 6 du programme ATL-2.
Cette rénovation, conduite par le Service industriel de l’aéronautique (SIAé), a notamment intégré le radar à antenne active à balayage électronique Searchmaster de Thales. Elle comprend également des améliorations du système de mission tactique, des sous-systèmes de capteurs et des consoles d’affichage, selon la Direction générale de l’armement (DGA).
« En se concentrant sur le système de combat de l’ATL-2, l’objectif est de permettre à l’appareil d’être utilisé opérationnellement au-delà de 2030 avec des performances accrues », précise la DGA.
La Marine nationale exploite une flotte de 22 ATL-2, en service depuis 28 à 35 ans selon l’entreprise d’analyse aéronautique Cirium. Parmi eux, 18 ont été modernisés au standard 6.
France prévoit de remplacer sa flotte actuelle de patrouilleurs maritimes dans le cadre du projet Patmar Futur. Pour cela, Airbus Defence & Space a été sélectionné afin d’étudier un dérivé du biréacteur à fuselage étroit A321XLR pour cette mission. Ce programme de deux ans, qui associe aussi le constructeur Thales pour les capteurs, devrait s’achever début février 2027.
Airbus a décrit cette future plateforme comme adaptée aux missions de guerre anti-sous-marine (ASM) et anti-navire, ainsi qu’aux opérations de collecte de renseignement.