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La Norvège a choisi le Royaume-Uni comme partenaire stratégique pour l’acquisition de nouvelles frégates de type 26, principalement construites par BAE Systems. Cet accord, évalué à 13,5 milliards de dollars, prévoit la fourniture d’au moins cinq navires de guerre, qui seront assemblés dans les chantiers navals de BAE à Glasgow.

Le gouvernement norvégien a confirmé sa décision d’acquérir ces nouvelles frégates en collaboration avec un partenaire stratégique afin de renforcer les capacités opérationnelles de la Marine et d’assurer la défense maritime pour les décennies à venir. Cet investissement constitue la plus importante somme engagée par la Norvège dans le secteur de la défense depuis l’achat des chasseurs F-35.

Le Ministère de la Défense a publié une stratégie visant à garantir l’implication de l’industrie norvégienne tout au long du programme des frégates, avec pour objectif d’assurer la préparation nationale et le développement industriel. « Cette stratégie suppose que l’acquisition fournira non seulement à la Norvège un système de frégates moderne, adapté et performant, mais qu’elle contribuera également au développement et au maintien d’une base industrielle de défense nationale durable et compétitive ».

La coopération stratégique sera étroite, idéalement avec un pays déjà impliqué dans un programme similaire de frégates, afin de garantir la compatibilité des systèmes, une logistique partagée et un soutien à long terme. Ces frégates seront acquises dans le cadre du Projet 1180, intégré au Plan de flotte 2024, qui comprend également une option pour une sixième frégate ainsi que ses hélicoptères anti-sous-marins.

La Norvège adopte trois axes principaux pour sa coopération industrielle : des Accords de Coopération Industrielle (ACI) contraignants, des opportunités de collaboration à court terme, ainsi qu’une coopération à moyen et long terme incluant un soutien sur toute la durée du programme. Tous les ACI devront atteindre 100 % de la valeur du contrat et être finalisés avant la signature du contrat principal d’acquisition.

À court terme, le Ministère encouragera l’intégration des systèmes de missiles norvégiens (NSM/3SM), garantira l’intégration des solutions nationales de communication et de sécurité, et explorera les possibilités de construction ou d’équipement partiel en Norvège. Les systèmes maritimes autonomes et les drones sous-marins sont également identifiés comme des contributions importantes de l’industrie norvégienne.

Sur le moyen et long terme, les priorités incluent le rôle de premier plan que l’industrie norvégienne devra jouer en matière de maintenance, d’améliorations et de production future, pouvant aussi soutenir la flotte du pays partenaire. Une Bureau du Programme Conjoint sera créé pour gérer la coopération bilatérale, notamment le soutien tout au long de la durée de vie des frégates et les fonctions industrielles associées.

Le Ministère souligne l’importance de garantir l’égalité de traitement et la transparence dans le choix du partenaire stratégique, cherchant à établir des Mémorandums d’Entente (MdE) en amont afin d’assurer des engagements industriels contraignants. « Vu la similitude des systèmes et la nécessité d’une exécution efficace, l’acquisition des frégates vise aussi à développer une base solide et compétitive pour l’industrie nationale de défense norvégienne ».

Les industriels norvégiens ont été invités à soumettre un catalogue d’opportunités qui servira de base aux négociations et établira les fondations des futurs plans industriels contraignants. Par le biais de forums et d’une coopération structurée, les petites et moyennes entreprises sont appelées à jouer un rôle clé dans la réussite de cette stratégie et dans le renforcement de la résilience des chaînes d’approvisionnement.