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Les responsables de la défense norvégienne envisagent de réduire le nombre de nouvelles frégates à acquérir dans le cadre de la structure militaire à long terme du pays, selon le quotidien norvégien VG, en raison de la hausse des coûts dans d’autres secteurs du programme d’investissement des forces armées.

Selon VG, le gouvernement norvégien et la hiérarchie militaire évaluent la possibilité d’acquérir moins de frégates que ce qui avait été précédemment approuvé par le Storting, le parlement norvégien, alors que le coût global du réarmement continue d’augmenter. Le média cite plusieurs sources au sein de l’établissement de défense et du gouvernement, tout en précisant qu’aucune décision finale n’a encore été prise et que le ministère de la Défense a refusé de commenter ces délibérations internes.

Conformément au plan de défense à long terme adopté à l’unanimité par le parlement en 2024, la Marine royale norvégienne devait recevoir cinq nouvelles frégates. Cependant, VG rapporte que le gouvernement travaille désormais sur une version révisée de ce plan, le ministre de la Défense, Tore O. Sandvik, ayant auparavant reconnu que les coûts ont dépassé le cadre fixé par le parlement.

Un facteur clé semble être l’acquisition de sous-marins. D’après VG, le Storting a récemment approuvé à l’unanimité l’achat de deux sous-marins supplémentaires, conformément aux recommandations du chef d’état-major des armées, le général Eirik Kristoffersen, qui a fait de la capacité sous-marine une priorité. Parallèlement, le budget alloué à ce programme a presque doublé, atteignant environ 96 milliards de couronnes norvégiennes. VG indique que le ministère de la Défense a signé la semaine dernière un contrat avec le chantier naval allemand TKMS pour ces bâtiments additionnels.

“Cela implique que des coupes plus sévères doivent être effectuées ailleurs, ou qu’il est nécessaire de débloquer des fonds supplémentaires”, précise VG, soulignant que le programme des frégates fait partie des domaines désormais étudiés de près.

Cette question s’inscrit également dans le cadre de la coopération navale en développement entre la Norvège et le Royaume-Uni. Un accord stratégique annoncé par le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre et son homologue britannique Keir Starmer prévoit une nouvelle génération de frégates livrées par BAE Systems. Keir Starmer estime que la valeur globale de ce marché s’élève à environ 10 milliards de livres sterling, soit un peu plus de 130 milliards de couronnes norvégiennes. Toutefois, VG note que cette approbation politique n’a pas fixé un nombre précis de navires.

Selon VG, le ministère de la Défense envisage à présent la possibilité que la Norvège acquière moins de cinq frégates afin de rapprocher le plan de défense révisé du cadre budgétaire de 1 624 milliards de couronnes approuvé par le Storting jusqu’en 2036. Le journal ajoute que le Parti rouge et le Parti du centre ont publiquement soutenu une réduction des effectifs, préférant une priorisation stricte plutôt qu’une augmentation du budget.

La décision finale reviendra au Storting une fois que le plan révisé sera présenté au printemps. Ce contexte met en lumière les arbitrages croissants auxquels la modernisation de la défense norvégienne doit faire face, alors que les investissements dans les sous-marins, les frégates et les autres forces s’effectuent dans un budget limité.