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Les récentes alertes concernant des observations de drones au Danemark, en Norvège et en Allemagne ont relancé le débat sur la protection, ou plutôt l’absence de celle-ci, autour des aéroports européens. En Suède, des signalements annuels font état de divers types de véhicules télépilotés évoluant à proximité des infrastructures critiques.

Les rapports d’incidents émanant de l’Autorité de l’Aviation Civile indiquent que des drones opèrent régulièrement aux abords des aéroports, suscitant des inquiétudes croissantes quant à la sécurité aérienne. Ces véhicules sans pilote représentent une menace potentielle, notamment lors des phases de décollage et d’atterrissage, où toute intrusion peut entraîner des perturbations graves.

Des dispositifs de défense encore insuffisants

Malgré la multiplication des enquêtes et des alertes, les mesures de protection contre les drones restent fragmentaires et peu coordonnées à l’échelle européenne. Les systèmes de détection et d’interception déployés sur certains sites sont souvent limités à des expérimentations ou à des installations ponctuelles, incapables d’assurer une surveillance complète et continue.

Cette lacune soulève la nécessité d’une approche intégrée et harmonisée, combinant surveillance radar, identification par radiofréquence et capacités d’intervention appropriées. Plusieurs pays envisagent ainsi de renforcer leurs moyens techniques et réglementaires pour contrer efficacement les intrusions de drones.

La gestion des drones autour des aéroports constitue un enjeu majeur pour la sûreté aérienne en Europe, impliquant une coopération accrue entre autorités civiles, forces de l’ordre et opérateurs aéroportuaires.