Au cours de la première semaine de juillet, la Royal Navy a suivi cinq navires russes dans les eaux britanniques et alentour, dans le cadre d’un renforcement des opérations de surveillance maritime visant à garantir la sécurité nationale et à honorer les engagements de l’OTAN.
La frégate HMS Iron Duke, le patrouilleur HMS Tyne ainsi que des hélicoptères Wildcat du 815 Naval Air Squadron ont été déployés à trois reprises entre le 1er et le 8 juillet pour surveiller le passage de navires militaires et auxiliaires russes dans la mer du Nord et la Manche. Parmi les bâtiments observés figuraient deux corvettes de classe Steregushchiy, un navire-école de classe Smolnyy, un pétrolier General Skobelev et le vraquier MV Sparta.
Ces opérations, intégrées au Plan for Change du gouvernement britannique, ont été conduites en étroite coordination avec les alliés de l’OTAN. La Royal Navy a souligné que ces déploiements démontrent sa capacité à maintenir une présence maritime permanente dans les eaux britanniques et alliées, et à réagir rapidement face à toute menace potentielle. Selon la Marine britannique, cette activité illustre « l’engagement du Royaume-Uni en faveur de la sécurité nationale et de la souveraineté maritime ».
Le commandant David Armstrong, officier commandant du HMS Iron Duke, a déclaré : « C’est un plaisir de reprendre la mer pour protéger les eaux territoriales britanniques et les infrastructures nationales critiques. » Il a ajouté : « Cette semaine met en lumière à la fois notre forte interopérabilité avec les alliés de l’OTAN et notre partenariat stratégique avec l’Ukraine, notamment à travers les capacités combinées de lutte contre les mines durant l’exercice Sea Breeze. »
« Protéger la souveraineté du Royaume-Uni et de nos alliés de l’OTAN est au cœur de la mission de la Royal Navy, et nous sommes fiers de notre impact opérationnel dans la sécurisation du domaine maritime britannique. »
Le déroulement des opérations a suivi un calendrier précis. Dans un premier temps, les HMS Tyne et Iron Duke ont suivi le navire-école de classe Smolnyy en direction de l’ouest, à travers la Manche. Ils ont ensuite été redirigés vers la mer du Nord pour surveiller Boikiy, corvette russe de classe Steregushchiy, accompagnée du pétrolier General Skobelev et du vraquier MV Sparta. Le Iron Duke et un hélicoptère Wildcat ont poursuivi la surveillance jusqu’à l’archipel d’Ouessant, à l’extrémité sud-ouest de la Manche, où un allié de l’OTAN a pris le relais.
Après une courte escale logistique à Portsmouth, le Iron Duke a été réaffecté pour intercepter et suivre Soobrazitelny, une autre corvette de classe Steregushchiy revenant de Méditerranée orientale en direction d’un port de la Baltique. Le navire a été suivi tout au long de son transit dans la Manche puis vers la mer du Nord.
Parallèlement à ces opérations de surveillance, le Iron Duke a participé à l’exercice Sea Breeze, un important entraînement multinational organisé à Portland, centré sur les opérations de déminage au profit des forces navales ukrainiennes. Des plongeurs de la Royal Navy ont travaillé aux côtés des chasseurs de mines ukrainiens et d’autres marines alliées pour partager leurs techniques de lutte contre les menaces sous-marines.
La Royal Navy a indiqué que cette période représentait la 17e activation du Iron Duke en tant qu’escorte prête à intervenir au sein de la flotte au cours des 12 derniers mois. Le bâtiment venait de reprendre du service après une période d’entretien planifiée de trois mois et une période de repos pour l’équipage. Durant cette parenthèse, le navire avait effectué des patrouilles dans la mer Baltique et aux abords de la Norvège.
Le Royaume-Uni s’est engagé à porter ses dépenses de défense à 2,6 % du PIB d’ici 2027, avec l’objectif d’atteindre 3 % au prochain Parlement. Ces opérations maritimes, à la fois dans une optique de dissuasion et de rassurement, reflètent une volonté accrue de maintenir la préparation opérationnelle navale face à la présence persistante des forces navales russes aux abords des frontières de l’OTAN.