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La Russie a officiellement confirmé à l’Inde la livraison du quatrième escadron du système de défense aérienne avancé S-400 Triumf en février 2026, après des retards prolongés imputés au conflit en cours en Ukraine. Cette nouvelle unité viendra compléter les trois escadrons déjà en service au sein de l’Armée de l’air indienne (IAF), renforçant la couverture des zones frontalières stratégiques. Le cinquième et dernier escadron, prévu dans le cadre du contrat de 5,43 milliards de dollars signé en 2018, est désormais programmé pour septembre 2026, marquant ainsi l’achèvement quasi complet de l’accord.

Cette confirmation a été obtenue lors de discussions bilatérales de haut niveau en marge du récent sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Les responsables russes ont réaffirmé leur engagement envers ce partenariat malgré les tensions géopolitiques actuelles. Ils ont déclaré : « La Russie a confirmé à l’Inde que le quatrième escadron du S-400 sera livré en février 2026, après un retard important. Il rejoindra les trois escadrons déjà en service dans l’IAF. Le cinquième escadron sera livré également en 2026, en septembre. »

Trois escadrons ont d’ores et déjà été livrés dans les délais, mais la guerre entre la Russie et l’Ukraine a retardé la quatrième unité, selon plusieurs sources. Ces difficultés ont été liées à des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et aux sanctions occidentales visant les entités russes. L’Inde a invoqué des clauses pénales, tout en privilégiant les voies diplomatiques afin d’accélérer la livraison, notamment par des paiements anticipés et la mise en place de comités de suivi conjoints. Les récentes garanties de Moscou, incluant des offres de transfert de technologie à des entreprises privées indiennes, ont contribué à apaiser les tensions. Par ailleurs, Almaz-Antey, le maître d’œuvre du système, a intensifié l’assemblage dans ses installations de Kaliningrad.

Le quatrième escadron devrait être déployé en février 2026 sur une base avancée dans le nord-est de l’Inde, comblant ainsi les lacunes identifiées lors de la crise de Galwan en 2020. La livraison prévue en septembre 2026 finalisera la flotte, offrant une couverture nationale capable d’intercepter avions furtifs, missiles de croisière et menaces balistiques à des distances allant jusqu’à 400 km.

Le S-400, appelé « Sudarshan Chakra » en service indien, demeure un système incontournable grâce à son enveloppe d’engagement multi-couches : le missile 40N6 capable d’interceptions à 400 km, le 48N6 à 250 km, et des variantes à plus courte portée pour la défense terminale. Intégré aux radars indigènes Ashwini et Arudhra, il forme un réseau synergique sous le contrôle du Integrated Air Command and Control System (IACCS), permettant une riposte rapide face à des attaques saturantes.

Alors que le contrat principal approche de sa conclusion, l’Inde envisage des extensions : un ordre supplémentaire estimé à 10 000 crores de roupies pour des missiles et pièces détachées, ainsi que des négociations exploratoires pour acquérir le système S-500 Prométhée, la nouvelle génération russe capable de contrer des menaces hypersoniques. Par ailleurs, Moscou a donné son accord pour des transferts technologiques cruciaux à des acteurs privés indiens tels que Bharat Electronics Limited (BEL) et Larsen & Toubro, favorisant ainsi la maintenance locale et ouvrant la voie à d’éventuelles exportations vers des alliés comme l’Arménie.