Article de 397 mots ⏱️ 2 min de lecture

Les autorités russes de la défense ont présenté une nouvelle configuration d’attaque du drone Orion, désormais équipé de deux missiles guidés Kh-BPLA (TKB‑1030).

Conçu par le groupe Kronstadt, l’Orion est déjà déployé par l’armée russe pour des missions de reconnaissance et des frappes limitées. La dernière version dévoilée transportait deux munitions Kh-BPLA récemment intégrées, développées par le Bureau de Design Instrumental (KBP), filiale du holding Systèmes de Haute Précision rattaché à Rostec.

Ce nouveau missile est destiné à engager des cibles terrestres et navales depuis des plates-formes aériennes. Il exploite des composants issus de systèmes de précision russes existants afin de réduire les coûts et d’accélérer son développement. Pour cela, le Kh-BPLA reprend notamment des éléments du missile antichar Kornet et le système de guidage laser du projectile d’artillerie guidé Krasnopol.

Le Kh-BPLA dispose d’une portée effective comprise entre 2 et 8 kilomètres, avec une altitude maximale de lancement de 4 kilomètres. Guidé par laser semi-actif, il est optimisé pour être employé sur des drones évoluant à moyenne altitude.

Drone Orion équipé de missiles Kh-BPLA

Ce missile pèse 42 kg avec son conteneur de lancement, et 32 kg sans. Sa charge militaire est une munition à fragmentation hautement explosive de 6 kg, contenant environ 3,2 kg d’explosif. Ce système est conçu pour des frappes légères contre des personnels, véhicules non blindés et positions faiblement fortifiées.

L’Orion russe, comparable au MQ-1 Predator américain par son rôle, a été employé dans diverses zones opérationnelles, notamment en Syrie et en Ukraine, principalement pour la surveillance et les frappes de précision. L’intégration du Kh-BPLA augmente la capacité de l’appareil à traiter des cibles terrestres sensibles au facteur temps grâce à des munitions guidées, tout en maintenant une distance sécurisée vis-à-vis des défenses antiaériennes de courte portée.

Le missile utilise un guidage laser semi-actif et nécessite que la cible soit illuminée soit par le drone lui-même, soit par un désignateur au sol ou embarqué. L’emploi du système laser dérivé du projectile Krasnopol illustre la volonté de recycler des technologies éprouvées sur le terrain dans une munition aérienne compacte.