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Le président russe Vladimir Poutine se rendra en Inde en septembre 2025 pour le sommet annuel Inde-Russie, où il devrait proposer la location d’un second sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de classe Akula à la marine indienne. Cette offre intervient alors que l’Inde fait face à des retards dans la livraison de l’INS Chakra III, un SNA de classe Akula loué à la Russie en 2019 pour un montant de 3 milliards de dollars, dont la mise en service est désormais reportée à 2028 en raison de contraintes géopolitiques et de problèmes dans les chaînes d’approvisionnement.

Cependant, selon des sources proches du dossier, l’Inde pourrait hésiter à accepter cette seconde location en raison des délais accumulés et de son orientation stratégique vers le développement indigène de ses sous-marins nucléaires. En effet, New Delhi a récemment approuvé la construction de deux SNA conçus localement dans le cadre du Projet-77, dont les essais en mer sont prévus à partir de 2032.

Cette proposition russe intervient dans un contexte délicat où l’Inde cherche à renforcer sa présence navale dans la région indo-pacifique, tout en modernisant et diversifiant ses capacités sous-marines. Le retard de l’INS Chakra III illustre à la fois les difficultés techniques et logistiques rencontrées dans l’acquisition et l’intégration de matériel complexe en provenance de l’étranger.

La visite de Vladimir Poutine en 2025 pourrait ainsi marquer une étape majeure dans les relations bilatérales en matière de défense, avec une importante décision à venir sur l’emploi des sous-marins nucléaires russes au sein de la marine indienne. Son offre souligne également la volonté de la Russie de maintenir son influence stratégique sur New Delhi, mais elle s’inscrit aussi dans une période où l’Inde affirme son autonomie technologique et stratégique.

Ce dilemme reflète les enjeux géopolitiques et industriels auxquels fait face l’Inde, entre dépendance aux technologies étrangères et ambition d’autosuffisance dans le domaine naval nucléaire, clef pour la projection de puissance dans une région de plus en plus contestée.