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La Slovaquie a annoncé qu’elle ne participerait à aucun programme de l’Union européenne destiné à financer l’aide militaire à l’Ukraine dans sa lutte contre l’invasion russe. Cette position a été confirmée dimanche par le Premier ministre Robert Fico, soulignant un différend avec plusieurs États membres de l’UE sur la manière de gérer le conflit.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2023, le gouvernement de Robert Fico a suspendu toute aide militaire publique à l’Ukraine, bien que les ventes d’armes à titre commercial restent autorisées. Fico estime en effet que la résolution de ce conflit ne peut se trouver sur le champ de bataille.

Lors d’un sommet jeudi, les dirigeants de l’Union européenne ont convenu de répondre aux « besoins financiers urgents » de l’Ukraine pour les deux prochaines années. Toutefois, ils ne se sont pas accordés sur un plan visant à utiliser les avoirs russes gelés afin de financer un prêt de 140 milliards d’euros destiné à Kiev.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy avait affirmé que ces fonds pourraient être immédiatement affectés au renforcement de la défense antiaérienne, à la flotte aérienne et aux positions avancées du pays.

« Je refuse que la Slovaquie participe à un quelconque plan financier destiné à aider l’Ukraine à gérer la guerre et les dépenses militaires », a déclaré Robert Fico lors d’une conférence de presse télévisée.

Des risques liés aux sanctions

Le Premier ministre slovaque a également critiqué les sanctions européennes imposées à la Russie, estimant qu’elles pénalisaient davantage l’Europe. La Slovaquie, à l’instar de la Hongrie, dépend des approvisionnements énergétiques russes et fait face aux sanctions américaines prévues contre les compagnies pétrolières russes Rosneft et Lukoil, qui entreront en vigueur le mois prochain.

Interrogé dimanche sur ces risques, Robert Fico a précisé que la raffinerie slovaque Slovnaft appartient au groupe pétrolier hongrois MOL et n’est pas un acheteur direct de pétrole russe.

« Pour l’instant, nous ne considérons pas la situation sous cet angle », a-t-il déclaré, marquant ses premiers commentaires depuis l’annonce des sanctions américaines la semaine précédente.

Vendredi, le Premier ministre hongrois Viktor Orban avait indiqué que Budapest cherchait des moyens pour contourner les restrictions américaines.