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En juillet dernier, l’aviateur Brayden Lovan est décédé suite à une fusillade dans la zone de stockage des armes de la base aérienne FE Warren, dans le Wyoming. Il est reproché qu’il ait été blessé par un autre membre de son escadron, l’aviateur Marcus White-Allen, qui a été inculpé d’homicide involontaire ainsi que de fausse déclaration officielle.

Pistolet M18

Ce drame a conduit le général Thomas Bussiere, commandant du Air Force Global Strike Command, à retirer temporairement le pistolet M18 du service afin d’inspecter les stocks d’armes à la recherche de défauts. Cette décision a alimenté une rumeur infondée selon laquelle le pistolet aurait subi un « déchargement non commandé » ayant causé la mort de l’aviateur Lovan. Le M18 est resté hors service pendant plus d’un mois, bien que les responsables savaient que l’arme n’était pas responsable. Fin août, le pistolet M18 a été réintégré dans le parc d’AFGSC.

Cette affaire a suscité une vive inquiétude au sein de l’US Air Force, avec plusieurs unités retirant le M18 temporairement. Le phénomène s’est même propagé hors du département de la Défense, provoqué par des influenceurs en ligne diffusant rumeurs et fausses informations. Finalement, une approche plus rationnelle a prévalu.

Les révélations se sont accrues lors d’un procès militaire la semaine dernière impliquant deux autres aviateurs concernés par l’incident. Parmi eux, Amn White-Allen, le présumé tireur, a été retrouvé décédé dans son appartement le 8 octobre. Pourquoi il n’était pas en détention préventive demeure un mystère. Par ailleurs, quatre membres des forces de sécurité de la même escadre de missiles sont morts depuis plusieurs mois, ce qui interroge la chaîne de commandement. Aucune cause officielle n’a été communiquée concernant la mort de White-Allen, mais la piste d’un acte volontaire est privilégiée, compte tenu de sa probable condamnation pour homicide négligent d’un camarade. L’annonce de ce décès a de nouveau suscité une vague d’accusations infondées sur internet, qui devraient être clarifiées avec le temps.

Les deux membres anonymes des forces de sécurité de l’air, initialement auteurs d’une fausse affirmation selon laquelle l’arme aurait tiré seule, ont finalement reconnu avoir menti. Ils ont plaidé coupables à une fausse déclaration officielle et ont corrigé leur témoignage.

Cette affaire rappelle crûment que les armes à feu sont dangereuses et doivent être manipulées avec le plus grand sérieux. Elles ne sont pas des jouets et ne se déclenchent pas par accident sans intervention humaine.

Les faits établis montrent clairement que, bien qu’un pistolet M18 ait été utilisé pour ôter la vie à l’aviateur Lovan, ce dernier n’a pas tiré de son propre chef. Sur la base des témoignages sous serment, l’aviateur White-Allen aurait placé l’arme contre la poitrine de Lovan à la manière d’une plaisanterie avant de presser la détente. Ce geste a conduit à la mort de deux aviateurs dans ce qui demeure une tragédie inutile.

Ce dossier a aussi mis en lumière la diffusion de désinformation par certains opposants au programme du Modular Handgun System (MHS). Frustrés que leur modèle préféré n’ait pas été adopté par l’armée américaine, ils ont profité de l’événement pour tenter de faire changer la décision du département de la Défense. Beaucoup ont proféré des accusations infondées contre le fabricant SIG SAUER, allant jusqu’à vouloir ruiner l’entreprise. Cette campagne de désinformation a rassemblé de nombreuses voix, souvent hostiles à la vérité. Seule la révélation progressive des faits a permis de dissiper les malentendus, bien que certains persistent encore dans les théories complotistes.

Peu de ceux qui avaient initialement blâmé le M18 ont reconnu leur erreur. Leur attitude a porté un préjudice important à la confiance que les militaires, les forces de l’ordre et les civils accordent à cette arme.

Le Modular Handgun System demeure un pistolet sûr et fiable. Les responsables du programme à travers les différentes armées l’ont confirmé à plusieurs reprises. Il est temps de cesser la diffusion de fausses informations et de reconnaître que cette tragédie résulte d’un geste irresponsable d’un individu envers un autre.