L’armée de la République démocratique du Congo (RDC) a récemment passé commande de munitions flânantes auprès d’une entreprise indienne du secteur privé, marquant une étape importante dans la montée en puissance de l’influence indienne sur le marché africain de la défense. Cette décision illustre également la recherche croissante, par plusieurs pays africains, de solutions militaires abordables et fiables, face à une insatisfaction grandissante à l’égard des équipements chinois souvent critiqués pour leur qualité et leur support après-vente insuffisant.
Selon des sources proches du dossier, la RDC entretient depuis plusieurs années des contacts soutenus avec des entreprises de défense indiennes. Des délégations militaires congolaises se sont rendues à plusieurs reprises en Inde afin d’examiner l’éventail des capacités militaires proposées. New Delhi mise ainsi sur ses systèmes d’armement nationaux, notamment des munitions flânantes, des drones, des armes légères et de l’artillerie, dans le cadre d’une stratégie globale visant à concurrencer la domination chinoise sur le marché africain des armements.
Cette démarche s’appuie également sur des facilités financières à long terme offertes par l’Inde, qui permettent d’alléger les contraintes budgétaires des États africains et rendent l’acquisition de matériels indiens plus accessible. Ce modèle économique, combiné à la qualité des produits proposés, explique en partie le tournant opéré par des armées africaines telles que celle de la RDC vers des fournisseurs alternatifs.
Ce choix stratégique de la RDC reflète ainsi une tendance plus large sur le continent africain, où le coût, la fiabilité et le suivi après-vente deviennent des critères déterminants dans les décisions d’équipement. L’Inde, en misant sur une offre compétitive et une coopération renforcée, pourrait consolider sa position sur ce marché crucial.
Illustration : Le munitions flânantes ALS-50, développé localement par Tata, a récemment effectué ses premiers vols avec l’Armée de l’air indienne.