Le gouvernement australien a choisi la frégate japonaise Mogami améliorée comme plateforme privilégiée pour renouveler la flotte de frégates polyvalentes de la Royal Australian Navy, selon un communiqué conjoint publié le 5 août 2025.
Après un appel d’offres compétitif, le design japonais proposé par Mitsubishi Heavy Industries a été jugé comme répondant au mieux aux exigences de capacité des forces armées australiennes et à leurs priorités stratégiques.
La variante sélectionnée offre une autonomie pouvant atteindre 10 000 milles nautiques, un système de lancement vertical (VLS) de 32 cellules et un ensemble d’armements comprenant des missiles anti-navires et surface-air.
« Cette annonce illustre une nouvelle fois la volonté du gouvernement Albanese d’investir dans les capacités nécessaires aujourd’hui et à l’avenir, afin de répondre aux circonstances stratégiques de l’Australie », a déclaré le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Richard Marles. « La frégate améliorée de la classe Mogami contribuera à sécuriser nos voies de commerce maritime et nos approches nordiques, dans le cadre d’une flotte de combat navale de surface plus vaste et plus létale. »
Ces frégates remplaceront les vieillissantes unités de la classe Anzac, en offrant des capacités renforcées dans la guerre sous-marine et la défense aérienne. Les trois premières unités seront construites au Japon, la première devant arriver en 2029 et devenir opérationnelle en 2030. Le reste sera fabriqué dans le nouveau pôle naval d’Henderson, en Australie-Occidentale.
Le ministre de la Défense, Pat Conroy, a souligné la capacité remarquable en missiles de ce nouveau modèle : « Nos frégates polyvalentes passeront de 32 missiles de défense aérienne à 128, donnant à nos marins des armements et systèmes de combat de pointe pour dominer dans un environnement de plus en plus complexe. »
Cette décision, prise plusieurs mois avant le calendrier prévu, fait suite à l’engagement gouvernemental antérieur de répondre à l’Analyse indépendante de la flotte de combat navale de surface. Sur la prochaine décennie, 55 milliards de dollars seront investis dans la flotte navale de surface, avec pour ambition de plus que doubler le nombre d’unités de combat de surface de la Marine.
Bien que la proposition de Thyssenkrupp Marine Systems ait été reconnue pour sa qualité, le gouvernement s’apprête désormais à entamer des négociations contractuelles avec Mitsubishi Heavy Industries et les autorités japonaises, en vue de finaliser des accords commerciaux contraignants en 2026.