Un analyste indien en défense, Saurav Jha, alerte sur une menace émergente potentielle émanant de l’axe sino-pakistanais. Selon lui, la Chine et le Pakistan pourraient développer des essaims de drones à haute altitude capables de contourner les systèmes de défense aérienne indiens. Ces drones seraient conçus pour opérer au-delà de la portée des canons anti-aériens conventionnels comme le L70, dans le but d’épuiser les stocks de missiles de défense aérienne indiens avant de lancer des missiles de croisière et balistiques.
Les essaims de drones – ces petits systèmes aériens sans pilote coordonnés – représentent une innovation disruptive dans la guerre moderne, en raison de leur faible coût, de leur polyvalence et de leur capacité à submerger les défenses traditionnelles. L’alerte de Saurav Jha souligne une adaptation particulièrement avancée : l’axe sino-pakistanais pourrait déployer ces drones à des altitudes élevées, potentiellement au-dessus de 1 500 à 3 000 mètres, là où les canons anti-aériens historiques, tels que le L70 de l’armée indienne dont la portée effective contre les objectifs aériens est d’environ 3 500 mètres, deviennent inefficaces.
En évoluant hors de portée des canons, ces drones obligeraient l’Inde à mobiliser des missiles sol-air plus onéreux pour les contrer. Cette utilisation accrue des missiles mettrait à rude épreuve les réserves de défense aérienne, ouvrant ainsi des vulnérabilités face à des attaques ultérieures par missiles de croisière et missiles balistiques. Cette tactique en mutation illustre la complexification des menaces aériennes que doit désormais affronter l’Inde et souligne l’urgence de renforcer son architecture de défense aérienne multi-couches.