Le bombardier B-52 Stratofortress de l’US Air Force a effectué un vol de convoyage vers la base aérienne Edwards en Californie, après l’installation d’un nouveau radar modernisé, une étape clé dans le programme de mise à niveau à long terme de cet appareil emblématique.
L’appareil a décollé des installations de Boeing à San Antonio le 8 décembre, suite à l’intégration d’un radar à balayage électronique actif (AESA) dans le cadre du B-52 Radar Modernisation Programme. Les équipes d’essais du 49th Test Evaluation Squadron basé à Barksdale AFB et du 419th Flight Test Squadron à Edwards ont assuré le transfert.
Des tests au sol et en vol sont prévus tout au long de l’année 2026, avant qu’une décision soit prise en fin d’année pour lancer la production en série de cette modernisation. Ce nouveau radar remplace l’ancien système vieillissant du B-52, dont le maintien devenait de plus en plus complexe. Il offre une meilleure capacité de navigation et de ciblage par tous les temps.
Développé par Raytheon Technologies et intégré par Boeing, ce radar est similaire à ceux déjà en service sur les F-15 de l’US Air Force et les F/A-18 de l’US Navy. Il propose une fiabilité accrue et une maintenance facilitée par rapport aux anciens radars à balayage mécanique.
Troy Meink, secrétaire à l’Air Force, a déclaré que ce vol représentait une étape majeure pour maintenir la flotte de bombardiers. Selon lui, cette mise à niveau permettra au B-52 de rester un élément central de la puissance aérienne américaine, capable d’opérer aux côtés des plateformes de nouvelle génération durant les décennies à venir.
Ce programme radar s’inscrit dans une démarche plus large destinée à prolonger la durée de service de la flotte composée de 76 B-52, au moins jusqu’à 2050. Parmi les améliorations planifiées figurent de nouveaux moteurs, une avionique modernisée, des compartiments équipage repensés, des systèmes de communication avancés ainsi qu’une intégration d’armements renforcée, permettant à l’appareil de poursuivre ses missions de frappe à longue distance tant conventionnelles que nucléaires.
Le général Ken Wilsbach, chef d’état-major de l’US Air Force, a souligné que ce programme visait autant la préparation opérationnelle et la dissuasion que le renouvellement technologique. Il a insisté sur le rôle central du B-52 dans les opérations de frappe globales, malgré son entrée en service il y a plus de 65 ans.
Le vol de convoyage réussi du premier appareil équipé du nouveau radar illustre la volonté de l’US Air Force de conserver cette capacité stratégique essentielle à long terme, en maintenant le B-52 pleinement opérationnel et pertinent dans le contexte militaire futur.