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Babcock International affiche un démarrage financier positif avec des activités jugées « encourageantes » dans une mise à jour publiée avant son Assemblée Générale Annuelle. Le groupe confirme ainsi une dynamique stable et prometteuse dans le secteur naval, nucléaire et aéronautique.

Sur les cinq premiers mois, jusqu’au 31 août 2025, la croissance organique du chiffre d’affaires et l’amélioration de la marge opérationnelle ont respecté les prévisions. Cette performance repose notamment sur la montée en puissance du contrat Mentor 2 en France, portant les activités dans le nucléaire civil, le soutien aux sous-marins et l’aviation. En revanche, le secteur terrestre, particulièrement le ferroviaire, a montré une activité en retrait.

Les perspectives annuelles restent inchangées avec une confirmation des objectifs annoncés en juin : une croissance moyenne du chiffre d’affaires à un rythme moyen à haut, une marge opérationnelle sous-jacente d’au moins 9 % et une conversion de trésorerie opérationnelle supérieure à 80 %.

Dans le domaine naval, plusieurs avancées significatives ont été soulignées. En juin, le programme de la frégate Type 31 a atteint un jalon majeur avec la mise à flot du HMS Venturer. Le HMS Active est lui aussi attendu avant la fin de l’exercice 2025-2026. Par ailleurs, en avril, Babcock a remporté un contrat en source unique de 65 millions de livres pour le « Capability Insertion Programme » de cette même classe de navires.

Sur le volet nucléaire, l’entreprise a décroché un contrat de 114 millions de livres pour accompagner la première décharge de combustible d’un sous-marin de la Royal Navy depuis plus de vingt ans. Les préparatifs ont démarré à Devonport en vue d’interventions sur quatre navires programmées à partir de 2026.

À l’international, la coentreprise de Babcock avec HII en Australie a obtenu son premier contrat lié au partenariat AUKUS, visant à développer les capacités de la chaîne d’approvisionnement pour les futurs sous-marins à propulsion nucléaire du pays. En septembre, un contrat de suivi d’une valeur de 250 millions de dollars australiens a été signé avec l’Australian Border Force. Sur huit ans, il porte sur les hélicoptères, les équipages et la maintenance pour les opérations de sécurité maritime dans le détroit de Torres.

Parallèlement, Babcock a élargi son champ d’action aux systèmes d’intelligence artificielle (IA) avec le lancement en septembre de sa plateforme Nomad. Ce système exploite l’IA pour fournir aux forces militaires et de sécurité des services de renseignement en communication en temps réel.

Les collaborations industrielles se sont intensifiées avec plusieurs accords stratégiques : avec BAE Systems Bofors pour l’appui sur les canons multifonctions de la Type 31, avec Patria en tant que partenaire britannique pour le programme Common Armoured Vehicle System, avec Hanwha Ocean pour le soutien en service du projet canadien Patrol Submarine, ainsi qu’avec HII pour le développement de la récupération en mer de véhicules sous-marins télépilotés lancés par sous-marin. Un protocole d’entente a aussi été signé avec KNL pour le support des communications hautes fréquences dans les domaines terrestre, maritime et aérien.

Au plan financier, Babcock a progressé dans son programme de rachat d’actions d’une valeur de 200 millions de livres, dont environ un quart a déjà été réalisé. Par ailleurs, le groupe a refinancé sa facilité de crédit renouvelable : un nouveau dispositif de 600 millions de livres, conclu en juillet avec dix banques, d’une durée de cinq ans, incluant des options d’extension et une capacité d’augmentation de 200 millions de livres.

Enfin, la communication avec les investisseurs s’est renforcée, avec notamment deux événements récents mettant en avant le potentiel de croissance des divisions Marine Design and Build et Cavendish Nuclear, que Babcock estime susceptibles de doubler leur chiffre d’affaires d’ici 2030.

Le groupe publiera ses résultats semestriels pour l’exercice 2025-2026 le 20 novembre 2025.