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Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, n’a pas manqué de railler la Russie après qu’un de ses sous-marins, le Novorossiysk, ait subi une panne au large des côtes françaises et ait été suivi de près par des navires alliés à travers la Manche la semaine dernière.

Lors d’une intervention en Slovénie le 13 octobre, Mark Rutte a qualifié le Novorossiysk de « sous-marin russe isolé et boitant, rentrant d’une patrouille », soulignant ainsi le recul de la présence navale russe comparée à sa réputation autrefois redoutable. « Quel contraste avec le roman de Tom Clancy de 1984, À la poursuite d’Octobre Rouge », a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, il semble plutôt question de la chasse au mécanicien le plus proche. »

Le Novorossiysk, un sous-marin diesel-électrique de classe Kilo (projet 636.3) équipé de missiles de croisière Kalibr, a été détecté par les forces navales de l’OTAN au large de la Bretagne le 9 octobre. Selon le ministère néerlandais de la Défense, le sous-marin a émergé près des côtes et a ensuite été escorté par la marine néerlandaise, accompagnée du remorqueur de soutien Yakov Grebelsky, ce qui suggère que le navire aurait pu être remorqué.

Des moyens maritimes britanniques et néerlandais, dont le HMS Iron Duke et son hélicoptère embarqué Wildcat, ont participé à la surveillance du sous-marin russe dans le cadre d’une opération de suivi de l’OTAN s’étendant du détroit de Gibraltar jusqu’à la mer du Nord. La Royal Navy a confirmé avoir assuré une surveillance continue du navire russe entre le 7 et le 9 octobre avant de transmettre la mission à un autre navire allié.

Selon les médias néerlandais, le Novorossiysk aurait subi une importante fuite de carburant, ce qui l’aurait contraint à faire surface de manière inattendue au large de la France. Incapable de rejoindre les ports de la mer Noire ou de Syrie, le sous-marin aurait été redirigé vers le nord sous la surveillance de l’OTAN pour effectuer des réparations.

La flotte russe de la mer Noire a nié tout problème technique, affirmant que le Novorossiysk effectuait un « transit interflottes programmé » après avoir achevé ses opérations en Méditerranée. Moscou soutient que la mise en surface faisait partie des procédures de navigation habituelles.