Le 22 juillet, le Conseil de sécurité a adopté une résolution appelant tous les États membres à « utiliser efficacement » les mécanismes de règlement pacifique des différends prévus par la Charte des Nations unies, notamment la « négociation, l’enquête, la médiation, la conciliation, l’arbitrage, le règlement judiciaire » ainsi que d’autres moyens pacifiques de leur choix.

Ce texte, parrainé par le Pakistan et adopté à l’unanimité, réaffirme que tous les États « doivent régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, par le dialogue, l’engagement diplomatique et la coopération, de manière à ne pas mettre en danger la paix, la sécurité internationale et la justice ».

Il rappelle également que les nations doivent « s’abstenir dans leurs relations internationales de recourir à la menace ou à l’usage de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les objectifs des Nations unies ».

Insistant sur la nécessité de prévenir l’apparition et l’aggravation des différends, la résolution appelle en outre les États membres à prendre « les mesures nécessaires pour assurer la mise en œuvre efficace des résolutions du Conseil de sécurité visant le règlement pacifique des conflits ».

Médiation et diplomatie préventive

Le texte encourage le Secrétaire général à veiller à ce que l’ONU puisse « diriger et soutenir les efforts de médiation et de diplomatie préventive », tout en poursuivant le déploiement de ses bons offices.

Il se félicite également du travail de l’Unité de soutien à la médiation (MSU) des Nations unies et invite le Secrétariat à garantir la disponibilité d’« experts en médiation bien formés, expérimentés, indépendants, impartiaux, et géographiquement et linguistiquement diversifiés à tous les niveaux ».

L’Unité de soutien à la médiation est le point focal de l’ONU en matière d’expertise et d’appui à la médiation, fournissant une assistance opérationnelle adaptée aux processus de paix et de dialogue à travers le monde.

Participation des femmes et des jeunes

La résolution souligne également l’importance d’intégrer des approches inclusives dans le règlement pacifique des différends, en garantissant la participation pleine, égale et significative des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la résolution des différends.

Elle met en avant le rôle des organisations régionales et sous-régionales en complément des efforts de l’ONU, appelant à un renforcement du partage d’informations et de la coopération.

Le Conseil a enfin demandé au Secrétaire général de présenter dans un délai d’un an « des recommandations concrètes pour renforcer davantage les mécanismes de règlement pacifique des différends », accompagnées de plans pour un débat ouvert en vue d’examiner les progrès réalisés.