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FORT GORDON, Géorgie — M. Brandon Pugh, conseiller principal en cybersécurité auprès du secrétaire de l’Armée, a conclu fin juillet une visite de trois jours au quartier général du Commandement Cyber de l’Armée (ARCYBER), témoignant d’un soutien marqué à l’approche visionnaire du commandement en matière de préparation et de modernisation cyber.

Depuis sa récente nomination en juin, le déplacement inaugural de M. Pugh, du 21 au 23 juillet, a inclus de nombreux briefings ainsi qu’une immersion directe auprès des experts et des technologies innovantes d’ARCYBER. Son programme a couvert des centres opérationnels, des pôles d’innovation et des unités tactiques, illustrant l’engagement de l’Armée pour la suprématie numérique dans un espace de bataille de plus en plus complexe et disputé.

Perspectives opérationnelles et fidélisation des talents

Dès le début de sa visite, M. Pugh a été informé de l’initiative Cyber Readiness Skills Pay, visant à encourager la rétention des profils cyber très recherchés. Les cadres lui ont présenté la mission, la structure et les programmes de préparation en cours au sein d’ARCYBER, soulignant la nécessité stratégique de renforcer et de maintenir une force cyber d’élite.

Innovation de terrain au 11e Bataillon Cyber

Un des temps forts du séjour fut les échanges approfondis avec les développeurs du 11e Bataillon Cyber, qui ont présenté plusieurs dispositifs ingénieux conçus en interne, adaptés aux exigences opérationnelles spécifiques des équipes cyber expéditionnaires. Ces démonstrations mettaient en avant des solutions sur mesure destinées à connecter et analyser les réseaux cibles, tout en localisant les émetteurs adverses sur le champ de bataille.

M. Pugh a assisté à des démonstrations conduites par des équipages de tir expéditionnaires — des équipes de cinq personnes capables de produire des effets cyber stratégiques en appui aux objectifs au niveau théâtre, combinant opérations cyber et guerre électromagnétique de manière inédite.

Drones et maîtrise du domaine

Le 11e Bataillon accélère son programme de formation sur les petits systèmes d’aéronefs sans pilote (Small Unmanned Aircraft System – SUAS), conformément à la directive du secrétaire à la Défense visant à « Libérer la domination des drones militaires américains ». Il est désormais chef de file dans la constitution rapide d’équipes drones. Grâce à l’autorisation d’acquérir directement des drones pesant moins de 25 kg, le bataillon équipe ses forces pour mener des missions de reconnaissance électromagnétique et de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) dans divers théâtres d’opérations à travers le monde.

La capacité SUAS sera intégralement déployée dans les tactiques, techniques et procédures de dépassement de la ligne de visée ainsi que dans les concepts d’opérations d’ici la fin 2026, ouvrant la voie à une suprématie du renseignement conduite par drones sur les futurs champs de bataille.

Orientation stratégique et renforcement inter-composantes

Au-delà des démonstrations technologiques, M. Pugh a discuté avec la direction d’ARCYBER des améliorations politiques et structurelles essentielles, notamment :

  • l’élargissement de l’intégration des unités cyber de la Garde nationale et des Réserves ;
  • le renforcement des capacités de guerre électromagnétique au niveau divisionnaire et inférieur ;
  • l’amélioration des communications stratégiques pour valoriser les contributions singulières d’ARCYBER à la conduite des opérations.

Il a conclu sa visite en affirmant sa volonté de poursuivre une collaboration étroite avec l’équipe, en alignant les efforts pour répondre aux besoins évolutifs de leur mission. Il a annoncé une prochaine visite au Cyber Center of Excellence, confirmant une coopération durable avec la direction cyber.

Façonner l’avenir de la guerre

Cette visite a réaffirmé la vision de l’Armée pour la domination cyber, fondée non seulement sur les technologies émergentes, mais aussi sur une innovation résolument orientée vers la mission.

« La technologie est capitale sur le champ de bataille d’aujourd’hui, et il est impératif que nos combattants l’exploitent pleinement et en tirent le leadership, qu’il s’agisse du cyber ou des drones, » a souligné M. Pugh. « Le travail d’ARCYBER constitue un modèle pour développer des capacités qui atteignent cet objectif et renforcent notre supériorité opérationnelle. »