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Un drone de surveillance RQ-4D Phoenix de l’OTAN a effectué une mission de surveillance d’environ 25 heures, partant et revenant à la base de Sigonella en Sicile. L’appareil, immatriculé MM-AV-SA-0017 et opérant sous l’indicatif MAGMA10, a décollé tard dans la soirée du 24 août pour atterrir la nuit du 25 août.

Ce type de mission, bien que longue, est conforme aux capacités du drone : le RQ-4D Phoenix est un dérivé du Global Hawk Block 40, conçu pour des vols persistants de plus de 30 heures à plus de 50 000 pieds. Ce drone vole principalement à haute altitude et est optimisé pour la surveillance prolongée plutôt que la vitesse.

La flotte Phoenix représente la composante de surveillance terrestre de l’OTAN et constitue l’une des rares capacités directement détenues et exploitées par l’Alliance, en parallèle avec la flotte de commandement aéroporté basée à Geilenkirchen. Ces drones sont opérés par une unité multinationale depuis Sigonella, après avoir atteint leur capacité opérationnelle initiale en 2021.

Ils sont équipés du radar MP-RTIP (Multi-Platform Radar Technology Insertion Program), qui combine l’imagerie à ouverture synthétique et la détection de cibles mobiles terrestres. Cette technologie permet de cartographier les terrains et structures tout en détectant les véhicules et mouvements à distance, sans nécessiter d’entrée dans l’espace aérien surveillé.

Depuis 2022, ces drones effectuent régulièrement des missions le long du flanc est de l’OTAN, survolant notamment la mer Noire, la Roumanie, la Pologne, les pays baltes et la partie est de la Méditerranée. Ces vols sont souvent visibles sur les systèmes de suivi publics, bien que certaines missions soient menées en mode furtif sans émission de position.

Par ailleurs, il a été signalé qu’un avion militaire américain C-17A Globemaster III, avec à son bord le directeur de la CIA John Ratcliffe, a effectué un vol notable entre Riga et Moscou, soulevant des interrogations du fait qu’un tel vol nécessite généralement une autorisation préalable pour pénétrer l’espace aérien russe. Aucun lien officiel n’a été établi entre ce vol et les opérations de drones de l’OTAN.

L’Alliance effectue par ailleurs des patrouilles régulières avec d’autres aéronefs de surveillance, notamment le RC-135W Rivet Joint britannique et des missions importantes avec des E-3A Sentry dans la région baltique et autour de Kaliningrad.

Sources : ukdefencejournal