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Lors de l’exercice Cope Thunder 2023, un FA-50PH philippin aurait réussi à simuler l’abattage d’un F-22 Raptor américain lors d’un combat aérien serré, marquant une performance notable entre un avion de chasse de génération inférieure face à un appareil furtif de cinquième génération.

Le F-22 Raptor, chasseur furtif de cinquième génération développé par Lockheed Martin pour l’US Air Force, est conçu pour pénétrer les défenses aériennes ennemies avec une supériorité tactique redoutable. Pourtant, lors d’une phase de combat aérien simulé dans le ciel au-dessus de Luzon, le FA-50PH, un avion léger de combat sud-coréen exploité par la Force aérienne philippine (PAF), est parvenu à un résultat surprenant en revendiquant la destruction virtuelle d’un F-22 au cours d’un virage à droite.

Cette information a été récemment relayée par la PAF, accompagnée d’un témoignage radio où un pilote philippin annonce fièrement : « Fox 2 ! J’ai abattu un Raptor lors du virage à droite ! ». Ce combat simulé s’est déroulé dans le cadre du Cope Thunder 2023, un exercice conjoint entre les États-Unis et les Philippines, renouant avec une ancienne tradition d’entraînement aérien dans la région après une interruption de plus de trente ans.

Le Cope Thunder, initialement organisé dans les années 1970 aux Philippines, a été déplacé aux États-Unis à la suite de l’éruption catastrophique du Mont Pinatubo en 1991. Son retour en 2023 sur son lieu d’origine offre une occasion unique de renforcer la coopération militaire et l’interopérabilité entre les forces des deux nations.

Le FA-50, développé conjointement par Korea Aerospace Industries (KAI) et Lockheed Martin, est un avion d’entraînement avancé supersonique, déclinable en version de combat léger, en service auprès de plusieurs pays dont la Corée du Sud et les Philippines depuis 2015.

Le F-22 Raptor, quant à lui, est doté de technologies de furtivité avancées, d’une maîtrise électronique et d’une capacité d’engagement au-delà de la portée visuelle inégalée. Produit en collaboration par Lockheed Martin et Boeing, il est capable d’atteindre des vitesses proches de Mach 2 et d’exceller en combat rapproché grâce à une maniabilité exceptionnelle.

En dépit de la différence technologique et générationnelle entre les deux avions, l’exercice a montré que le FA-50 peut constituer un adversaire redoutable en entraînement, notamment dans des phases tactiques où l’agilité et la maîtrise du scénario jouent un rôle majeur.

Ce résultat met en lumière non seulement les progrès des forces aériennes philippines mais aussi l’intérêt stratégique croissant pour les exercices conjoints, en particulier dans le contexte géopolitique tendu de la mer de Chine méridionale. Ces échanges renforcent les capacités de défense mutuelles tout en offrant aux pilotes une expérience précieuse face à des plateformes de haute technologie.

Historiquement, le F-22 a démontré son efficacité lors de ses déploiements, notamment pendant des opérations en Syrie où il a assuré la supériorité aérienne en dissuadant plus de 500 appareils ennemis tout en livrant des frappes précises. Son système furtif lui permet de rester quasiment indétectable, avec une section radar très faible comparable à celle d’un petit morceau d’acier.

En comparaison, le FA-50, léger et polyvalent, offre une solution économique pour les pays souhaitant moderniser leur flotte tout en disposant d’un appareil capable de relever des défis tactiques modernes, en particulier lors d’exercices multinationaux destinés à affiner les doctrines militaires et la coordination interalliée.

Le succès simulé du FA-50 philippin souligne ainsi l’importance des exercices aériens conjoints pour mesurer la préparation des forces et tester les stratégies face à des adversaires technologiquement supérieurs, tout en consolidant les alliances stratégiques régionales.