Le gouvernement écossais a confirmé que les chantiers navals chinois ne seront pas exclus des appels d’offres pour la construction de deux nouveaux ferries de fret destinés aux Northern Isles, malgré les demandes répétées du député travailliste Paul Sweeney d’instaurer des restrictions conformément au Procurement Act 2023 du Royaume-Uni.
Dans une réponse écrite datée du 5 novembre, la secrétaire aux Transports, Fiona Hyslop, a précisé qu’il n’existe « aucune politique ni procédure excluant les entreprises chinoises de la participation aux projets financés ou pilotés par le gouvernement écossais ».
Elle a ajouté que Caledonian Maritime Assets Limited (CMAL), l’organisme public chargé des marchés, « examine les offres pour les contrats de navires conformément aux exigences du Public Contracts (Scotland) Regulations 2015 ».
D’après Fiona Hyslop, CMAL doit effectuer « une diligence appropriée, incluant des vérifications financières et autres, sur toutes les entreprises invitées à soumettre une offre ».
Cette déclaration fait suite à la question soulevée par Paul Sweeney le 17 octobre, dans laquelle il demandait si les ministres envisageraient d’ordonner à CMAL de rejeter les offres provenant des chantiers chinois, « au regard des préoccupations exprimées concernant un soutien étatique déloyal et faussant le marché en faveur des entreprises chinoises de construction navale, ainsi que l’absence d’un accord commercial entre le Royaume-Uni et la Chine, tel que défini à l’article 89 du Procurement Act 2023 ».
Le contrat d’un montant de 200 millions de livres, visant la construction de deux ferries de fret pour la liaison Aberdeen–Kirkwall–Lerwick, a retenu quatre chantiers : Cemre et Tersan en Turquie, Guangzhou Shipyard International en Chine, ainsi qu’un partenariat entre Stena (Royaume-Uni) et China Merchants Jinling Shipyard à Weihai.
Ces navires doivent remplacer des ferries anciens et seront conçus pour transporter du fret ainsi que jusqu’à 200 passagers lors des périodes de forte affluence.
Des inquiétudes ont été exprimées quant au fait que les chantiers chinois bénéficieraient d’un avantage déloyal grâce à des subventions étatiques. Toutefois, le gouvernement écossais a clairement indiqué qu’il n’interviendra pas pour empêcher leur participation aux appels d’offres.