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Le Hezbollah a organisé des funérailles collectives pour plusieurs dizaines de personnes, principalement des combattants tués lors des récents affrontements avec Israël, dans la localité de Majdal Selm, au sud du Liban. Cet événement s’est tenu samedi, dans un contexte de tension persistante entre le mouvement chiite et l’État hébreu.

Ce groupe chiite, soutenu par l’Iran et qui a entraîné le Liban dans le conflit du Moyen-Orient en lançant des attaques contre Israël le 2 mars, ne communique pas officiellement sur le nombre de ses pertes. Cependant, plusieurs cérémonies funéraires ont été organisées durant la trêve actuelle, qui a suivi la signature le 17 juin d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran.

Dans le village lourdement endommagé, le Hezbollah a enterré 44 personnes : 39 combattants, quatre civils tués lors d’opérations israéliennes, et un homme décédé de causes naturelles. Un correspondant de l’AFP a observé des camions acheminant les cercueils vers le lieu des obsèques, tandis que des femmes en larmes portaient des portraits des défunts ainsi que du défunt guide suprême iranien Ali Khamenei, tué en février dans des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Nombre de familles libanaises se sont retrouvées dans l’impossibilité d’enterrer leurs proches dans leurs villages d’origine durant les combats. Les rites musulmans chiites prévoient alors un enterrement temporaire lorsque les circonstances empêchent une cérémonie funéraire complète ou que le lieu souhaité pour l’inhumation n’est pas accessible.

Une invitation diffusée aux partisans du Hezbollah appelait à participer à « l’enterrement béni des martyrs de Majdal Selm », accompagnée d’une liste des noms des défunts. Une précédente publication en ligne mentionnait 129 noms, chiffre que la municipalité de Majdal Selm a qualifié d’« inexact et sans fondement ».

La cérémonie funéraire s’est déroulée au moment où le président libanais Joseph Aoun se rendait à Washington, où il doit rencontrer son homologue américain Donald Trump, au lendemain du dernier cycle de pourparlers israélo-libanais conclu plus tôt dans la semaine.

Depuis avril, Israël et le Liban mènent des négociations parrainées par les États-Unis, visant à aboutir à un accord de paix et à mettre un terme durable à la guerre opposant Israël au Hezbollah. Le 26 juin, un accord-cadre a été conclu à Washington, prévoyant dans un premier temps le retrait de l’armée israélienne du sud du Liban et le déploiement progressif de l’armée libanaise, débutant par deux « zones pilotes ».

Cependant, la mise en œuvre de cet accord est conditionnée au désarmement du Hezbollah, ce que le mouvement militant, soutenu par l’Iran, rejette catégoriquement, ainsi que les négociations elles-mêmes.