Article de 393 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le Japon et le Vietnam ont convenu de lancer des discussions sur la fabrication conjointe d’un navire de débarquement rapide, renforçant ainsi leur coopération dans le secteur de la défense alors que les deux pays approfondissent leurs liens sécuritaires dans la région indo-pacifique.

L’accord a été conclu lors de pourparlers à Tokyo entre le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi, et le vice-Premier ministre vietnamien et ministre de la Défense, le général Phan Van Giang.

Le gouvernement japonais a indiqué que les discussions à un niveau opérationnel détermineront les détails techniques du projet.

Optimisation de la logistique militaire maritime

Selon Shinjiro Koizumi, ces navires sont conçus comme des plateformes permettant le transport rapide de personnel et de matériel depuis des navires en mer vers les zones littorales, offrant ainsi une mobilité accrue pour les opérations amphibies et les missions de réponse aux catastrophes.

Le ministre a refusé de préciser la conception de la coque du futur navire ou si celle-ci serait basée sur un système existant.

« Dans cette perspective, nous estimons nécessaire de promouvoir des transferts significatifs d’équipements de défense, y compris avec le Vietnam, afin de renforcer notre coopération avec nos alliés et pays partageant les mêmes valeurs », a déclaré Koizumi.

Vers une coopération élargie et des engagements sécuritaires

Lors de cette rencontre, les deux ministres ont également convenu d’étendre leur collaboration au-delà des navires de logistique modernes, notamment dans les domaines de la cybersécurité, des opérations de maintien de la paix et de l’industrie de la défense, tout en réaffirmant leur attachement à la paix et à la stabilité régionales.

Cette annonce illustre la volonté récente du Japon d’élargir ses partenariats en matière d’équipements militaires avec ses alliés dans la région, dans un contexte où Tokyo cherche à renforcer ses liens de sécurité et industriels à travers l’Asie.

Interrogé sur les préoccupations liées à la sécurité des technologies, compte tenu des relations du Vietnam avec Beijing, Koizumi a souligné que le Japon prendrait « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les informations techniques des entreprises impliquées, par une surveillance stricte et une coordination étroite avec Hanoi.