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Le ministère de la Défense a confirmé qu’il n’existe pas de cible formelle visant à réduire le nombre d’officiers supérieurs au sein des forces armées britanniques, selon une mise à jour écrite adressée au Comité de la Défense par le secrétaire permanent David Williams, datée du 11 juillet 2025.

Cette lettre, adressée au président du Comité Tan Dhesi, fait suite à une audition publique tenue le 2 juillet où David Williams était présent aux côtés du secrétaire à la Défense John Healey et du vice-chef d’état-major de la Défense, le général Gwyn Jenkins. Elle répond à une demande de précisions sur les effectifs militaires actuels et sur la possible réduction du nombre d’officiers généraux dans le cadre des réformes en cours au ministère.

Selon les chiffres communiqués, 472 officiers supérieurs au grade d’étoile unique et au-delà (NATO OF-6 et supérieurs) étaient en poste dans les forces régulières britanniques au 1er avril 2025. Cette catégorie regroupe les commodores, brigadiers, air commodores et tous les grades supérieurs. La définition exclut néanmoins les personnels de la Réserve à temps plein, les Gurkhas, les réservistes mobilisés, le Service militaire de la garde pénitentiaire, les personnels employés localement ainsi que les élèves officiers universitaires.

Par ailleurs, 87 officiers du même rang comptaient parmi le groupe Future Reserves 2020, qui inclut les réservistes volontaires mobilisés, les réservistes à haute disponibilité, ainsi que ceux engagés sous des contrats de tâches supplémentaires ou de réserve à temps plein. Les réservistes parrainés font aussi partie de la composante Réserve de l’armée au sein de ce dispositif FR20.

Dans sa lettre, David Williams a clairement indiqué qu’« il n’existe aucun objectif officiel visant à réduire les effectifs d’officiers supérieurs », précisant que ces données sont accessibles dans les statistiques trimestrielles des personnels militaires publiées par le gouvernement. Le dernier bilan disponible couvre la période jusqu’au 1er avril et offre une répartition par grade et par arme.

Cette clarification intervient dans un contexte de réformes majeures au ministère de la Défense, consécutives à la publication de la Revue stratégique de défense en mai. La SDR met l’accent sur une évolution vers des forces interarmes multi-domaines, privilégiant la préparation opérationnelle et la résilience, ce qui impacte la structure des forces, les modalités de commandement, ainsi que l’organisation du personnel.

Lors de l’audition début juillet, les députés avaient interrogé les représentants du ministère sur la possibilité d’une baisse du nombre de généraux, amiraux et maréchaux de l’air, tenant compte des contraintes budgétaires et de la taille des forces. Le ministère a précisé que si d’autres réformes pouvaient modifier la structure du commandement, il n’existe pas actuellement de directive pour diminuer spécifiquement le nombre d’officiers supérieurs.

David Williams a reconnu dans son courrier que la réactivité du ministère dans ses réponses au Comité de la Défense n’avait pas toujours été satisfaisante. Il s’est engagé à améliorer la communication en instaurant un protocole garantissant une réponse dans un délai de dix jours ouvrés, ou à fournir une réponse partielle avec un planning pour la complétion en cas de nécessité.

Enfin, le Comité doit recevoir prochainement un briefing confidentiel sur les objectifs de capacité liés à l’OTAN, conformément à un engagement pris lors de la même session. Le ministère échange actuellement avec les secrétaires du Comité pour organiser cette séance.