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Le ministère de la Défense a confirmé le règlement de l’ensemble des 434 recours judiciaires déposés par le cabinet Hilary Meredith Solicitors au nom des personnels des forces armées concernant l’utilisation du médicament antipaludique Lariam, selon une réponse écrite adressée au Parlement le 14 octobre.

La députée travailliste Emma Lewell (South Shields) avait adressé trois questions au ministère afin d’éclaircir le coût des règlements, l’emploi de clauses de confidentialité, ainsi que la gestion d’éventuels dossiers médicaux manquants liés aux prescriptions de Lariam.

Répondant pour le ministère, la ministre de la Défense Louise Sandher-Jones a déclaré que « les dommages et intérêts ont été réglés dans le cadre des 434 recours intentés par Hilary Meredith Solicitors contre le ministère de la Défense en relation avec l’usage du Lariam ». Elle a ajouté que « les honoraires des avocats des plaignants doivent encore être réglés ».

Le Lariam, nom commercial du méfloquine, a été prescrit à certains militaires déployés dans des zones à risque palustre au cours des années 2000 et 2010. Ce médicament est associé à plusieurs effets secondaires, notamment l’anxiété, la dépression et des cauchemars intenses.

Dans une autre réponse écrite, Louise Sandher-Jones a confirmé que le ministère de la Défense avait convenu avec le cabinet Hilary Meredith Solicitors d’inclure une clause de confidentialité dans l’ordonnance judiciaire régissant le règlement des dommages et intérêts. Elle a précisé : « Il est courant, dans les règlements à l’amiable, de garder confidentiel le montant des indemnisations versées aux plaignants ainsi que les frais juridiques payés à leurs avocats ».

Emma Lewell avait également interrogé le ministère sur l’éventuelle absence ou rétention de dossiers médicaux concernant l’utilisation du Lariam par les militaires. En réponse, la ministre a assuré que le ministère « n’est pas informé de problèmes relatifs à des dossiers médicaux manquants sur l’utilisation du Lariam (méfloquine) par le personnel des forces armées » et a ajouté que « il n’existe aucune demande en suspens concernant des dossiers médicaux où une personne croit avoir été prescrite du Lariam ».