Le ministère de la Défense évalue la menace croissante que représentent les essaims de drones low cost pour les infrastructures militaires et civiles. Face à la prolifération rapide de ces systèmes aériens sans pilote peu coûteux, des mesures sont en cours d’étude pour mieux y répondre.
Interrogé par écrit par Suella Braverman, députée, le ministre de la Défense chargé des anciens combattants, Al Carns, a confirmé que le ministère est « conscient de la menace que les drones low cost représentent pour les infrastructures militaires et civiles ». Il précise que le ministère collabore étroitement avec le Home Office dans le cadre d’une approche nationale coordonnée pour contrer les opérations menées par des drones.
Le travail du ministère de la Défense s’inscrit dans un cadre plus large visant à renforcer la défense aérienne intérieure et la protection des infrastructures critiques sur l’ensemble du territoire britannique.
La Revue stratégique de défense prévoit un investissement d’un milliard de livres sterling pour renforcer l’architecture intégrée de défense aérienne et antimissile du Royaume-Uni. Al Carns a confirmé que ce financement sera « priorisé de manière appropriée dans le cadre de la future Force intégrée », dont l’objectif est de fournir une réponse unifiée face aux menaces aériennes étatiques et non étatiques.
Si aucun détail précis sur les systèmes en développement n’a été communiqué, des responsables avaient déjà indiqué que les enseignements tirés du conflit en Ukraine, où les essaims de drones low cost ont démontré leur capacité à perturber significativement les défenses conventionnelles, guident désormais la politique britannique.
Le prochain Plan d’investissement en défense, attendu d’ici la fin de l’année, devrait présenter des propositions plus détaillées concernant la défense aérienne en couches ainsi que l’intégration des technologies de lutte contre les drones au sein des forces armées et des agences nationales.