Lors d’une réunion à Tokyo avec son homologue japonais, le ministre canadien de la Défense a exprimé l’intérêt d’Ottawa pour le programme de combat aérien de prochaine génération nommé GCAP (Global Combat Air Programme).
David McGuinty a déclaré aux médias qu’il avait abordé ce sujet avec le ministre japonais Shinjiro Koizumi, qualifiant le projet d’« initiative prometteuse » dans ses propos rapportés par l’agence Reuters. Ces déclarations représentent la première prise de position publique d’un haut responsable canadien sur l’intérêt du pays pour le GCAP, un programme multinational regroupant l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni.
Le GCAP vise le développement d’un chasseur de 6e génération, complété par des drones de combat collaboratifs et un système d’échange de données sophistiqué. Cette annonce intervient à un moment où le Canada envisage d’acheter une flotte mixte d’appareils existants pour son futur chasseur, dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis.
Les deux ministres s’étaient déjà rencontrés en mars dernier à Tokyo. Selon des sources japonaises anonymes citées par The Asahi Shimbun, les discussions avaient alors évoqué la possibilité pour le Canada de rejoindre le programme en tant qu’observateur. Ce statut permettrait au pays d’accéder aux informations des membres fondateurs et ouvrirait la voie à une participation plus approfondie, notamment en tant que partenaire de développement.
David McGuinty avait auparavant indiqué que le Canada envisageait une acquisition partagée entre le Lockheed Martin F-35 et le Saab Gripen suédois. Cependant, l’intérêt manifesté pour le GCAP pourrait étendre les options stratégiques canadiennes dans la perspective de remplacer sa flotte aérienne.
Le GCAP est désormais le seul programme européen de chasseurs de prochaine génération en développement, après l’abandon du projet concurrent Future Combat Air System (FCAS), une initiative franco-germano-espagnole.
Par ailleurs, ces derniers mois, le Canada a multiplié les efforts pour diversifier ses fournisseurs d’armement. Parmi les candidats pour la fourniture de sous-marins diesel-électriques figurent notamment la société allemande TKMS et le groupe sud-coréen Hanwha.