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Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, a récemment affirmé qu’au cours de l’opération Sindoor, l’Inde avait lancé sept missiles sur la base aérienne Nur Khan de la Force aérienne pakistanaise, mais « aucun n’aurait causé de dégâts », précisant qu’ils seraient tombés en dehors de la base ou ailleurs. Il a ajouté que le Pakistan avait riposté en frappant 36 positions indiennes.

Cette déclaration a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment en Inde, où beaucoup ont moqué ce qu’ils perçoivent comme une tentative prévisible de minimiser l’impact des frappes indiennes.

Les internautes indiens sur la plateforme X (anciennement Twitter) ont souligné l’ironie de ce récit pakistanais. Un utilisateur a notamment écrit : « Beaucoup ont remercié les images satellite qui ont confirmé les dégâts subis par les bases aériennes de la PAF, sinon le Pakistan aurait nié même qu’une seule brin d’herbe ait été touché. »

Ce commentaire reflète un sentiment largement partagé en Inde selon lequel le Pakistan a souvent sous-estimé, voire nié, les pertes et dommages subis lors des confrontations militaires, même quand ils sont confirmés par des images et des rapports externes.

La base aérienne Nur Khan, située près d’Islamabad, est l’une des plus stratégiques du Pakistan. Elle héberge des équipements critiques et constitue un centre opérationnel majeur pour la Force aérienne pakistanaise. Durant l’opération Sindoor, l’Inde a ciblé plusieurs installations militaires pakistanaises, notamment des bases aériennes clés, dans le cadre de sa campagne de frappes de précision.

Alors que le Pakistan a systématiquement nié tout dommage important, des images satellites indépendantes et les analyses d’experts en défense ont cependant révélé que plusieurs infrastructures militaires, y compris des bases aériennes, ont subi des dégâts mesurables.

Les propos de Mohsin Naqvi illustrent la guerre des récits persistante entre l’Inde et le Pakistan. Pour l’Inde, l’appui de données ELINT, d’images satellites et de validations OSINT indépendantes renforce sa position dans le débat international. Pour le Pakistan, le déni reste un moyen de préserver le moral interne et d’éviter de reconnaître des vulnérabilités dans ses infrastructures de défense.