Article de 682 mots ⏱️ 4 min de lecture

Le ministère de la Défense britannique a publié une mise à jour détaillée de sa refonte en cours de la sécurité des sites militaires, présentant de nouveaux systèmes de surveillance, des essais d’espace aérien restreint et des efforts accrus pour renforcer les capacités de garde et de police sur les sites militaires au Royaume-Uni.

Dans une déclaration écrite au Parlement, le ministre des Forces armées, Al Carns, a indiqué que le ministère avait poursuivi le renforcement des mesures de sécurité après avoir identifié de graves faiblesses au sein du patrimoine militaire.

Carns a commencé par souligner « que la sécurité physique de nos sites est un domaine nécessitant une attention accrue » et que le ministère utilisait des financements en cours d’exercice pour moderniser les sites prioritaires. Il a ajouté que le département « maintenait une posture de vigilance renforcée et continuait à renforcer sa culture de sécurité », notamment à travers des directives mises à jour et des voies de signalement simplifiées pour le personnel et les sous-traitants.

Une part importante de cette mise à jour concerne les nouvelles technologies de surveillance. Carns a précisé que la Royal Air Force avait « réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de la sécurité grâce à des améliorations techniques avancées, désormais opérationnelles sur plusieurs bases opérationnelles principales ». Le système Immediate Threat Mitigation Solution, un dispositif CCTV déployable capable de détecter et de suivre les intrusions, est déjà en service.

Sur la base de la RAF Brize Norton, Carns a expliqué que ces systèmes améliorés « permettent une prise de décision plus rapide et améliorent la capacité du Military Provost Guard Service à réagir rapidement et efficacement aux incidents ». Il a également souligné une coopération renforcée avec la police de Thames Valley et les propriétaires fonciers locaux pour améliorer la surveillance des périmètres.

La prochaine étape concerne les restrictions d’espace aérien. Le ministère va « expérimenter un espace aérien restreint au-dessus de 40 sites stratégiques », présenté comme un prélude à un déploiement national en 2026. L’objectif est de consolider les pouvoirs liés aux lieux sensibles en vertu du National Security Act et d’améliorer la détection des activités malveillantes de drones. Le ministère « investit massivement dans les systèmes aériens télépilotés pour dissuader les menaces et les identifier dès leur apparition ».

Le facteur humain reste critique : Carns a indiqué que le ministère avait « pris des mesures décisives pour améliorer le recrutement au sein de la Police du MOD, du MOD Guard Service, du Military Provost Guard Service et du Security Services Group ». Les dispositifs d’incitation pour le MPGS ont porté leurs fruits, et des mesures similaires sont envisagées ailleurs, accompagnées d’une publicité plus ciblée et d’un engagement renforcé des candidats.

L’investissement de 20 millions de livres dans la modernisation est orienté vers « trois systèmes phares pour moderniser la sécurité de la défense » : une base de connaissances sur les infrastructures critiques nationales, un nouveau système de gestion des incidents et une plateforme d’assurance de la sécurité physique en temps réel.

Pour l’avenir, Carns a rappelé que « la sécurité et la sûreté du patrimoine de la défense restent une priorité clé ». Il a averti que « tous ceux qui cherchent à menacer la sécurité de nos bases doivent être convaincus que nous utiliserons tous les leviers à notre disposition pour agir rapidement », ajoutant que le ministère « n’hésitera pas à engager des poursuites en cas de soupçons de criminalité ».

Cette mise à jour confirme que la refonte sécuritaire dépasse désormais les mesures d’urgence pour engager une reconstruction à long terme à l’échelle du système, avec de nouvelles annonces attendues à mesure que les technologies et restrictions aériennes seront mises en œuvre.