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Le plus grand porte-avions au monde, l’USS Gerald R. Ford (CVN 78), joue un rôle central dans le récent exercice Neptune Strike de l’OTAN, évoluant en formation avec des navires alliés en mer du Nord dans le cadre d’une démonstration majeure de puissance maritime visant à dissuader toute agression russe.

Organisé du 22 au 26 septembre, Neptune Strike 25-3 rassemble plus de 10 000 marins, soldats, aviateurs et marines issus de 13 pays alliés. Cet exercice couvre la Méditerranée, l’Adriatique, la mer du Nord et la mer Baltique, et vise à tester la capacité de l’OTAN à intégrer des forces de frappe maritime de haute intensité tout en sécurisant les voies maritimes et les points névralgiques stratégiques.

Une photographie officielle de la marine américaine publiée à l’occasion montre le Gerald R. Ford en tête d’une formation rapprochée incluant la frégate danoise Niels Juel, la frégate française FS Bretagne ainsi que les destroyers américains USS Mahan et USS Winston S. Churchill.

Sous la direction des Forces navales de frappe et de soutien de l’OTAN (STRIKFORNATO), basées à Oeiras au Portugal, l’exercice place l’Alliance en contrôle opérationnel d’un groupe aéronaval accompagné de forces amphibies et sous-marines. Parmi les unités engagées figurent le porte-hélicoptères amphibie turc TCG Anadolu, le bâtiment de débarquement italien ITS San Giorgio ainsi que le navire de commandement américain USS Mount Whitney.

Les opérations incluent des missions aéronavales à partir du porte-avions, des débarquements amphibies dans le sud de l’Italie, des patrouilles sous-marines, des exercices de guerre de surface et un exercice de gestion des victimes massives.

En mer du Nord, le groupe aéronaval du Gerald R. Ford constitue le fer de lance de la posture de dissuasion de l’OTAN, tandis que des groupes multinationales évoluent simultanément en mer Baltique et en Méditerranée.

Initiée en 2020 dans le cadre du Projet Neptune de l’OTAN, la série d’exercices Neptune Strike illustre la capacité de l’Alliance à intégrer rapidement des forces navales et de frappe multinationales. L’OTAN rappelle que ces manœuvres ont un objectif strictement défensif et se déroulent dans le plein respect du droit international. Cette nouvelle édition survient dans un contexte de tensions accrues liées aux incursions répétées d’appareils aériens et de drones russes dans l’espace aérien allié.