Le général Kenneth Wilsbach a été confirmé comme prochain chef d’état-major de l’US Air Force, franchissant ainsi la dernière étape avant de reprendre le poste laissé vacant par le général David Allvin. Ce dernier avait quitté de manière inattendue ses fonctions en août, annonçant sa retraite après environ deux ans à un poste habituellement occupé pendant quatre ans.
Le parcours de Wilsbach vers ce sommet militaire a été atypique, à l’instar de plusieurs des récents choix de hauts gradés effectués sous la présidence de Donald Trump. Pilote de chasse de carrière, Wilsbach avait initialement annoncé sa retraite en tant que commandant du Air Combat Command, la plus grande unité de l’US Air Force, mais il a finalement annulé cette retraite pour prendre la tête de la force aérienne suite au départ anticipé d’Allvin.
Lors de son audition, le 9 octobre, devant la commission des forces armées du Sénat, le général Wilsbach a souligné que l’un des principaux défis à venir serait d’augmenter la rétention des pilotes, en espérant que cela s’améliore grâce à un accroissement des heures de vol.
Il devra désormais rendre compte directement au général Dan Caine, un autre pilote de chasse quatre étoiles, également sorti de sa retraite pour rejoindre le cercle restreint des hauts responsables du Pentagone sous Trump. Caine, qui avait pris sa retraite en tant que général deux étoiles après avoir passé une large partie de sa carrière dans la Garde nationale aérienne, a été nommé président de l’état-major interarmées (Chairman of the Joint Chiefs of Staff) plus tôt dans l’année.
La candidature de Wilsbach, tout comme celle du général Thomas A. Bussiere, commandant du Global Strike Command, a été exceptionnellement visible publiquement. Après le départ d’Allvin, plusieurs généraux retraités de l’US Air Force ont publiquement exprimé leur soutien à Wilsbach, un geste inhabituel dans les rangs des officiers généraux à la retraite. Par ailleurs, Wilsbach a été critiqué par des cercles d’extrême droite pour son soutien passé à des initiatives en faveur de la diversité. Ses défenseurs ont rappelé que ces politiques étaient alors largement appliquées et que son implication en tant que commandant était une obligation réglementaire.
À la tête du Air Combat Command, Wilsbach avait lancé une campagne sur l’ensemble de la commandement pour renforcer les inspections des uniformes, imposant des inspections régulières en formation ouverte pour les 135 000 aviateurs sous sa juridiction, ainsi qu’une rigueur accrue concernant les dérogations médicales liées au rasage.