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Le Pakistan a exprimé jeudi ses inquiétudes concernant les variations présumées du débit du fleuve Chenab et a indiqué avoir adressé une lettre à l’Inde pour obtenir des éclaircissements. « Notre commissaire aux eaux de l’Indus a écrit une lettre à son homologue indien pour demander des précisions, conformément aux procédures prévues par le traité des eaux de l’Indus », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, lors du point presse hebdomadaire.

« Nous appelons l’Inde à répondre aux questions posées par le commissaire pakistanais, à s’abstenir de toute manipulation unilatérale du débit fluvial et à respecter ses obligations, tant en lettre qu’en esprit, selon les dispositions du traité des eaux de l’Indus », a-t-il ajouté.

Ce rappel intervient un jour après l’attaque terroriste à Pahalgam du 22 avril, au lendemain de laquelle l’Inde a pris plusieurs mesures punitives contre le Pakistan, y compris la mise en « suspens » du traité des eaux de l’Indus de 1960.

Ce traité, négocié sous l’égide de la Banque mondiale, régule depuis plus de six décennies la répartition et l’utilisation des eaux du fleuve Indus et de ses affluents entre les deux pays.

Tahir Andrabi a souligné que toute manipulation du débit, en particulier à un moment crucial du cycle agricole pakistanais, menace directement la vie, les moyens de subsistance, ainsi que la sécurité alimentaire et économique de la population.

Le porte-parole a réaffirmé que le traité des eaux de l’Indus est un accord international contraignant, garant de paix, de sécurité et de stabilité dans la région.

Il a ajouté que le Pakistan reste engagé à résoudre pacifiquement ses différends avec l’Inde, mais qu’il ne transigera pas sur les droits vitaux en matière d’eau de ses citoyens.