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Le PDG de Hindustan Aeronautics Limited (HAL), Dr D.K. Sunil, a révélé que des problèmes logiciels sont à l’origine de l’échec du test du missile air-air Astra Mk1 à capacité au-delà de la portée visuelle (BVRAAM), effectué depuis le chasseur Tejas Mk1A en mars 2025. Cette annonce éclaire les difficultés rencontrées par le programme indien de l’avion de combat indigène, alors que HAL prépare un nouveau test prévu en septembre afin de valider la suite des livraisons. Ce revers souligne les défis complexes liés à l’intégration d’avionique avancée et d’armement moderne dans une plateforme développée localement, essentielle à la modernisation de l’Indian Air Force (IAF).

Le tir de mars, initialement présenté comme une réussite dans certains médias, consistait en un lancement réel de l’Astra Mk1 depuis un prototype de Tejas Mk1A au-dessus du champ de tir intégré (Integrated Test Range, ITR) de Chandipur, dans l’État d’Odisha. Toutefois, un rapport récent de Hindustan Times a confirmé que cet essai n’a pas atteint les résultats escomptés, venant ainsi contredire les premières communiqués. Sans entrer dans les détails des anomalies logicielles, Dr Sunil a précisé qu’elles relevaient davantage de soucis d’intégration qui sont en cours de résolution, et non de défauts profonds dans la conception. « Les problèmes logiciels ont été l’une des causes de l’échec du test du missile Astra Mk1 BVRAAM depuis le Tejas Mk1A en mars, et ce dernier sera de nouveau testé ce mois-ci avant d’être validé pour les livraisons », a-t-il déclaré.

Selon les informations des médias spécialisés, les difficultés concerneraient notamment le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) EL/M-2052 d’ELTA Systems, qui alimente le système de contrôle de tir du Tejas Mk1A. Certaines sources défensives soulignent que des modifications du logiciel embarqué de ce radar étaient nécessaires pour assurer une guidage fluide du missile Astra Mk1. Ce radar de type X-band, plus performant que l’EL/M-2032 utilisé sur les versions précédentes, offre une meilleure portée de détection, le suivi de multiples cibles et une résistance accrue aux contre-mesures électroniques. Cependant, son intégration avec un missile national comme l’Astra impose un calibrage logiciel précis, notamment pour gérer les signaux de guidage dans des engagements au-delà de la portée visuelle, pouvant dépasser les 100 km. Il n’est pas encore clair si l’échec a résulté d’une incapacité du missile à intercepter la cible ou d’une déficience dans le guidage radar, puisque le rapport complet d’enquête n’a pas été rendu public.

Initialement programmée pour août 2025, la campagne de tir de l’Astra avait probablement dû être repoussée suite à l’échec de mars afin de corriger les anomalies. Pour le test de septembre, HAL vise à résoudre ces problématiques logicielles en vue de la mise en service progressive du Tejas Mk1A dans les escadrons de l’IAF, en commençant potentiellement par la 18e Escadre « Flying Bullets ». La société a confirmé que 12 appareils Mk1A pourraient être livrés d’ici mars 2026, avec une montée en cadence à 30 unités par an ensuite, grâce à l’extension des lignes de production incluant des partenaires privés comme Tata Advanced Systems.