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Le nom du porte-avions de nouvelle génération (PA NG), dont la construction a été confirmée en décembre dernier, sera dévoilé ce mercredi lors de la visite du président Emmanuel Macron dans les installations de Naval Group à Indret (Loire-Atlantique). À cette occasion, le Palais de l’Élysée a communiqué des informations sur ce futur fleuron de la Marine nationale.

Il a ainsi été confirmé que le PA NG sera équipé de trois catapultes électromagnétiques (EMALS), contre deux initialement prévues, une option qui faisait l’objet de discussions depuis plusieurs mois.

Ce choix permettra d’accroître significativement le rythme des opérations aériennes, tout en offrant une redondance en cas de dysfonctionnement technique de l’une des catapultes.

Pour rappel, le porte-avions Charles de Gaulle est doté de deux catapultes à vapeur, lui permettant, en théorie, de lancer une vague de vingt chasseurs Rafale Marine en quinze minutes, de les récupérer, puis de renouveler l’opération quatre heures plus tard.

La Marine française précise que le PA NG « doit être capable de déployer une puissance aérienne offensive sans précédent, grâce à la multiplication par deux des sorties aériennes et à l’amélioration de la létalité des armements embarqués ». C’est dans cette optique qu’a été prise la décision d’intégrer trois EMALS, autorisant le groupe aérien embarqué à effectuer jusqu’à soixante sorties quotidiennes.

Par rapport aux catapultes à vapeur, les systèmes électromagnétiques présentent plusieurs avantages : ils peuvent lancer des aéronefs plus lourds tout en réduisant les contraintes mécaniques sur la structure des appareils. Ils offrent également une meilleure efficience énergétique et un entretien simplifié.

Ces EMALS seront achetées auprès du groupe américain General Atomics. En 2021, l’Agence de coopération en matière de défense et de sécurité (DSCA) des États-Unis avait autorisé la vente à la France de deux catapultes électromagnétiques et d’un système d’arrêt associé (AAG pour Advanced Arresting Gear) pour un montant estimé à 1,2 milliard d’euros, représentant environ 10 % du coût total du PA NG.

La possibilité d’une troisième catapulte avait déjà été prise en compte lorsqu’un contrat de 9 millions de dollars avait été notifié par le Pentagone à General Atomics afin de développer « un sous-système comprenant deux ou trois moteurs de lancement ainsi qu’un dispositif AAG ».

Concernant d’éventuelles difficultés pour acquérir ces systèmes auprès des États-Unis, le Palais de l’Élysée assure disposer d’un plan B. Le recours à General Atomics a été justifié pour des raisons budgétaires, mais il reste à voir si l’industrie française pourrait, en cas de besoin, développer une technologie similaire dans un délai relativement court, sachant que la mise en service du PA NG est prévue vers 2038.

Par ailleurs, selon des sources spécialisées, la Présidence française a écarté l’option de construire un second porte-avions et a indiqué que le Charles de Gaulle ne bénéficiera pas d’une extension de son format. Cette décision intervient alors que la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 impose la remise, avant 2028, de deux études au Parlement sur la possibilité d’équiper la Marine nationale de deux porte-avions à propulsion nucléaire.