Le développement du porte-avions Fujian, le premier navire chinois équipé de catapultes électromagnétiques, marque une étape importante avec la progression de ses essais à la mer. Cette avancée témoigne de la montée en puissance technologique de la marine chinoise dans le domaine des forces navales projetées.
Le porte-avions Fujian en phase avancée de tests
Le Fujian, officiellement classé comme porte-avions de classe Type 003, est en cours de tests intensifs depuis plusieurs mois. Les essais portent notamment sur son système de lancement d’appareils aériens, basé sur une technologie CATOBAR (Catapult Assisted Take-Off But Arrested Recovery) de nouvelle génération. Cette méthode, qui utilise une catapulte électromagnétique plutôt que les systèmes à vapeur traditionnels, permet un lancement plus rapide, efficace et adapté à un large éventail d’avions de combat.
Les récents essais ont mis en évidence la réussite des catapultes EMALS (Electromagnetic Aircraft Launch System), qui représentent une avancée technologique majeure pour la marine chinoise. Ces essais confirment la fiabilité et la performance du système, augurant une capacité renforcée du Fujian à projeter de la puissance aéronavale dans la région indopacifique.
Une montée en puissance stratégique et technologique
La mise au point de ce porte-avions, long de plus de 300 mètres et doté de technologies de pointe, illustre la volonté de la Chine de rivaliser avec les grandes marines mondiales, notamment celle des États-Unis. Grâce aux catapultes électromagnétiques, le Fujian pourra déployer une gamme plus large d’appareils, y compris des chasseurs furtifs, ce qui représente un saut qualitatif comparé à ses prédécesseurs à décollage par tremplin.
Cette avancée technique intervient dans un contexte géopolitique tendu, où le contrôle des espaces maritimes stratégiques en mer de Chine méridionale est un enjeu majeur. Le Fujian, en préparant sa pleine capacité opérationnelle, contribuera à renforcer la projection de force et la dissuasion de la Chine.