Le nouveau porte-avions chinois Fujian franchit une étape majeure avec le démarrage des essais de ses systèmes de catapultes. Cette phase clé témoigne des progrès significatifs réalisés dans le développement de ce bâtiment, d’un type inédit pour la marine chinoise.
Le Fujian, officiellement désigné comme le premier porte-avions de classe Type 003, se différencie par son système de lancement électromagnétique à catapultes (EMALS), une technologie avancée qui permet de déployer un large éventail d’aéronefs plus lourds et dotés de capacités accrues par rapport aux systèmes traditionnels de tremplin ou à vapeur.
Cette nouvelle génération de porte-avions marque un tournant dans la puissance maritime de la Chine, alignant ses capacités avec celles des principales marines occidentales. L’intégration des catapultes EMALS accroît considérablement l’efficacité des opérations aériennes embarquées, offrant une vitesse de lancement plus rapide et plus précise.
Les essais actuels incluent des simulations de lancement sans aéronefs, visant à valider la fiabilité et la robustesse du système, tout en permettant aux techniciens de régler avec précision les différents paramètres. Ces tests devront se multiplier avant de pouvoir passer à la phase d’embarquement d’appareils réels.
Le porte-avions Fujian, en construction depuis plusieurs années, est également équipé de multiples innovations technologiques, tant en matière de propulsion que de systèmes de commandement et de défense. Il est attendu qu’il devienne un pilier central de la marine de guerre chinoise dans les années à venir, renforçant la projection de puissance maritime de Pékin dans la région Indo-Pacifique.
La progression des essais de catapultes sur le Fujian illustre la volonté stratégique de la Chine d’accélérer la modernisation de ses forces navales, tout en maîtrisant des technologies complexes longtemps réservées aux plateformes américaines et européennes.