Le porte-avions Fujian progresse avec les essais de catapultes

Le porte-avions chinois Fujian franchit une nouvelle étape importante dans son programme de développement avec la progression des essais de ses catapultes électromagnétiques. Ce test crucial marque un jalon dans la modernisation des capacités navales de la marine populaire (PLAN).

Selon les derniers rapports, le Fujian, premier porte-avions de troisième génération de la Chine, s’est récemment engagé dans une série d’essais fonctionnels visant à valider le système de lancement par catapulte électromagnétique. Cette technologie, plus avancée que les catapultes à vapeur traditionnellement utilisées, permet un lancement plus efficace, sûr et capable de gérer des avions de chasse plus lourds.

Le développement de ce système positionne la Chine parmi les rares nations à maîtriser une telle technologie, jusqu’ici principalement déployée par la marine américaine sur ses porte-avions nucléaires de classe Gerald R. Ford. Les catapultes électromagnétiques contribuent à augmenter la cadence de lancement des avions et à réduire la maintenance navale.

Le Fujian, mis en chantier en 2017 et lancé en 2022, est doté de deux catapultes situées sur son pont d’envol. Ces essais récents confirment la capacité du navire à intégrer cette technologie avancée, qui se traduira par une plus grande polyvalence opérationnelle et une meilleure projection de puissance aérienne en mer.

Cette évolution intervient dans un contexte d’intensification des ambitions maritimes chinoises, notamment en mer de Chine méridionale et dans le Pacifique. Le porte-avions Fujian est appelé à devenir l’un des piliers de la stratégie de défense chinoise, renforçant la présence stratégique de Pékin dans ces zones sensibles.

Tout en continuant à tester et affiner la technologie embarquée, la marine chinoise se rapproche de la mise en service opérationnelle du Fujian, qui pourrait rejoindre la flotte active dans les prochains mois.