Le porte-avions chinois Fujian franchit une nouvelle étape majeure dans son développement avec la poursuite des tests de ses catapultes électromagnétiques. Ces essais constituent une avancée essentielle pour la mise en service de ce navire stratégique de la marine chinoise.

Le Fujian, premier porte-avions à catapultes électromagnétiques de Chine, est destiné à renforcer significativement les capacités navales de Pékin. Contrairement aux précédents porte-avions de la flotte chinoise, ce bâtiment de nouvelle génération utilise un système de lancement par catapultes électromagnétiques (EMALS), technologie avancée qui permet de projeter les avions embarqués avec plus d’efficacité et de sécurité.

Les tests actuels portent sur le bon fonctionnement et la fiabilité de ces catapultes, situées sur le pont d’envol. Ils sont cruciaux pour garantir le lancement des avions dans différentes conditions opérationnelles. Le ministère chinois de la Défense a confirmé que ces essais progressaient conformément au planning prévu, marquant un pas décisif vers l’achèvement du porte-avions.

La mise en service du Fujian, qui dépasse les 80 000 tonnes, viendra renforcer la projection de puissance de la marine chinoise, notamment dans l’océan Pacifique. Ce navire est capable d’opérer une importante flotte d’appareils, incluant notamment des chasseurs bombardiers modernes, qui bénéficieront des catapultes électromagnétiques pour des missions étendues.

Avec le Fujian, la Chine se rapproche des standards technologiques actuels des grandes marines mondiales, comme celles des États-Unis, dont les porte-avions sont équipés de systèmes similaires. Cette avancée montre la volonté de Pékin de renforcer ses moyens dans un contexte stratégique toujours plus tendu, notamment en mer de Chine méridionale.