Le porte-avions Fujian progresse avec ses essais de catapultes

Le nouveau porte-avions chinois Fujian poursuit sa montée en puissance avec des avancées notables dans ses essais de catapultes aérodynamiques, un élément clé pour le lancement des avions embarqués.

Selon les dernières observations, le Fujian, premier porte-avions chinois équipé d’un système de lancement par catapultes électromagnétiques (EMALS), a progressé dans ses tests à la mer. Ces essais sont essentiels pour évaluer la fiabilité et l’efficacité des catapultes, qui permettent de lancer des avions lourds avec plus de précision et moins de contraintes mécaniques par rapport aux systèmes à vapeur traditionnels.

Le porte-avions Fujian, désigné Type 003, marque une étape importante dans la modernisation et l’autonomie technologique de la marine de guerre chinoise. La mise en œuvre des catapultes EMALS doit accroître la capacité opérationnelle de cet engin stratégique, en facilitant des départs plus rapides et plus fréquents des chasseurs embarqués, notamment des modèles J-15 améliorés.

Ces progrès interviennent dans un contexte de renforcement des ambitions maritimes de la Chine, qui cherche à étendre sa présence militaire dans la zone Asie-Pacifique. Le Fujian représente un bond technologique par rapport aux précédents porte-avions chinois, qui utilisaient des rampes de lancement classiques dites « à glissement », moins performantes.

La phase actuelle d’essais s’attache non seulement à valider les catapultes électromagnétiques mais aussi à tester l’ensemble des systèmes d’appontage et de gestion des opérations aériennes à bord. Il s’agit d’un complexe processus qui conditionne le futur déploiement opérationnel du navire dans la flotte de la marine chinoise.

Au-delà du Fujian, ce développement reflète la volonté de la Chine d’atteindre un niveau critique d’autonomie technologique et de capacité d’intervention maritime, renforçant ainsi sa posture stratégique dans des eaux contestées.