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Les États-Unis redéploient le porte-avions USS Gerald R. Ford depuis la mer des Caraïbes vers le Moyen-Orient, une manœuvre qui amènera deux groupes aéronavals américains dans la région alors que les tensions avec l’Iran se ravivent.

Ce déplacement du Ford va renforcer une présence navale américaine déjà importante, l’USS Abraham Lincoln étant actuellement en opération dans la zone, accompagné de trois destroyers lance-missiles. Cette décision permettra ainsi d’avoir « deux porte-avions et leurs bâtiments d’accompagnement dans la région », ajoutant un poids militaire significatif des États-Unis à un moment où les gouvernements régionaux mettent en garde contre les risques d’escalade.

Un interlocuteur qualifie cette manœuvre d’élément du plan plus large de l’administration Trump, visant à intensifier la pression sur l’Iran. Le déploiement « place une puissance de feu américaine plus importante derrière les efforts du président Donald Trump pour contraindre l’Iran à un accord sur son programme nucléaire », a-t-il déclaré.

En poste depuis juin 2025, le Gerald R. Ford a vu ses missions opérationnelles modifiées à plusieurs reprises. Il a notamment été déplacé de la Méditerranée aux Caraïbes dans le cadre d’un important renforcement militaire américain lié à une opération ciblant le Venezuela. Selon diverses sources, le porte-avions avait déjà été positionné dans les Caraïbes à l’automne précédent, lors du plus grand déploiement militaire américain dans la région en trente ans, lié à une opération visant le président vénézuélien Nicolás Maduro.

Le Ford est le navire amiral de la classe Gerald R. Ford, avec un déplacement d’environ 100 000 tonnes et une capacité embarquée de plus de 75 aéronefs. Mis en service en 2017 et basé à Norfolk, en Virginie, il représente l’une des plateformes aéronavales les plus avancées de la Marine américaine. Ce déploiement intervient dans un contexte stratégique tendu au Moyen-Orient, où les pays du Golfe avertissent que toute frappe pourrait déstabiliser l’ensemble de la région.

Ce redéploiement fait suite également à des rapports indiquant que les pourparlers avec des intermédiaires iraniens n’ont pas abouti cette semaine, malgré des déclarations récentes de Donald Trump laissant entrevoir une possible reprise des négociations.

Avec la présence désormais attendue de deux porte-avions dans ou à proximité de la mer d’Arabie, les États-Unis se trouvent en mesure de mener des opérations aériennes prolongées, des missions de sécurité maritime et des patrouilles de dissuasion à travers la région, si nécessaire.