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Le porte-avions USS Gerald R. Ford (CVN 78), le plus puissant au monde, a joué un rôle central lors de l’exercice Neptune Strike 25-3 de l’OTAN, une démonstration de force navale de cinq jours visant à dissuader toute agression russe en Europe.

Organisé du 22 au 26 septembre, Neptune Strike 25-3 a rassemblé plus de 10 000 militaires, marins, aviateurs et forces spéciales issus de 13 pays alliés.

Placée sous la direction des Forces navales de frappe et de soutien de l’OTAN (STRIKFORNATO) depuis leur quartier général à Oeiras, au Portugal, cette vaste manœuvre s’est déroulée en Méditerranée, mer Adriatique, mer du Nord et mer Baltique.

Neptune Strike 25-3 : Navires en formation

Une photographie de la marine américaine prise en mer du Nord montre l’USS Gerald R. Ford naviguant en formation rapprochée avec la frégate française FS Bretagne, la frégate danoise Niels Juel et les destroyers américains USS Mahan et USS Winston S. Churchill, tandis que des hélicoptères MH-60S évoluaient au-dessus. Selon l’OTAN, cette image illustre l’engagement collectif de l’alliance en matière de défense, avec le groupe aéronaval servant de pièce maîtresse à la posture de dissuasion dans les eaux septentrionales.

Au-delà du groupe aéronaval, l’exercice a aussi mobilisé des éléments amphibies et sous-marins. Le navire-amiral turc, le porte-aéronefs amphibie TCG Anadolu, le navire de débarquement italien ITS San Giorgio ainsi que le bâtiment de commandement américain USS Mount Whitney ont appuyé les groupes de tâches multinationales.

Les manœuvres ont inclus des sorties aériennes depuis le porte-avions, des débarquements amphibies en Italie du Sud, des patrouilles sous-marines, des opérations de guerre de surface ainsi qu’un exercice de prise en charge d’un scénario de victimes massives.

Cette exercice s’est déroulé alors que les incursions répétées d’avions russes et de drones dans l’espace aérien allié au-dessus de la Baltique et de l’Arctique ont accentué les préoccupations des membres de l’OTAN concernant la volonté de Moscou de tester les défenses de l’alliance.