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Le Premier ministre Narendra Modi a récemment mis en lumière le projet stratégique de l’île de Grande Nicobar, soulignant son importance et l’atout stratégique majeur qu’il représente pour la région de l’océan Indien. Ce vaste programme, cependant, suscite de vives critiques de la part du Congrès, qui le qualifie de « menace majeure » pour l’équilibre écologique local.

Modi a décrit ce projet comme relevant d’une importance stratégique, défensive et nationale, affirmant qu’il transformera la région en un pôle essentiel de connectivité maritime et aérienne dans l’océan Indien.

Sur les réseaux sociaux, le bureau du Premier ministre a partagé un article rédigé par Bhupender Yadav, ministre de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique. Celui-ci y explique que le projet de Grande Nicobar, par sa dimension stratégique et économique, représente un exemple de complémentarité entre développement économique et protection écologique.

Le ministre Yadav précise que la décision de développer l’île a été prise après une évaluation rigoureuse des aspects écologiques, sociaux et stratégiques. Ce projet ambitieux inclut notamment :

  • un terminal international de transbordement de conteneurs (ICTT) d’une capacité de 14,2 millions d’EVP (Équivalent Vingt Pieds),
  • un aéroport international neuf (greenfield),
  • une centrale électrique combinant gaz et solaire d’une puissance de 450 MVA,
  • et une ville nouvelle couvrant une superficie de 16 610 hectares.

Selon le ministre, l’ensemble vise à faire de Grande Nicobar un centre majeur de connectivité maritime et aérienne dans l’océan Indien, sans menacer les communautés tribales locales, sans perturber les espèces protégées, ni compromettre la sensibilité écologique de la région.

En opposition, Sonia Gandhi, figure du Congrès, a publié récemment une tribune dans laquelle elle met en garde contre les dangers que représente ce projet pour « l’un des écosystèmes de flore et de faune les plus uniques au monde, particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles ». Elle dénonce également un investissement de 72 000 crore de roupies (environ 8,5 milliards d’euros) qu’elle considère comme mal orienté, mettant en péril les populations tribales autochtones de l’île.