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Le Royaume-Uni poursuit le développement de son réseau de lutte anti-sous-marine dans l’Atlantique Nord avec le programme Atlantic Bastion de la Royal Navy, qui intègre désormais des « améliorations létales ». Ce projet vise à renforcer la surveillance et la défense du corridor maritime stratégique contre les menaces sous-marines.

Lors d’une réponse à une question parlementaire écrite le 4 novembre, le ministre britannique de la Défense, Luke Pollard, a confirmé que les options envisagées dans le cadre du Plan d’investissement de la Défense « comprennent un ensemble de systèmes non habités, de charges utiles sous-marines, d’options pour accroître la létalité, ainsi que des améliorations des plates-formes habitées ».

Le ministre a précisé que ces propositions s’inscrivent dans la trajectoire gouvernementale vers une Marine hybride, combinant forces habitées et actifs autonomes. « Elles sont conformes à la transition vers une Marine hybride et reflètent la maturité de l’industrie à fournir ces capacités, telle que définie dans la Revue stratégique de défense », a-t-il déclaré aux députés.

Cette annonce fait suite aux déclarations antérieures du ministre de la Défense Al Carns, qui qualifiait Atlantic Bastion de « portefeuille de programmes destinés à sécuriser l’Atlantique Nord pour le Royaume-Uni et en soutien à l’OTAN, face à une gamme de menaces sous-marines ».

Comme indiqué précédemment, les nouvelles frégates de type 26 de la Royal Navy constitueront l’ossature du concept Bastion. Chaque navire est conçu pour déployer des véhicules de surface et sous-marins sans équipage depuis sa baie de mission, agissant comme un nœud de commandement au sein d’un vaste réseau de surveillance acoustique.

Cette architecture connectera les bâtiments de guerre, les sous-marins et les avions de patrouille maritime via une fusion de données assistée par intelligence artificielle, produisant ce que les autorités appellent une « image numériquement connectée » de l’activité sous-marine. Le système est développé parallèlement aux recherches menées dans le cadre de l’alliance AUKUS sur les technologies maritimes autonomes ainsi qu’à l’initiative Baltic Sentry de l’OTAN.

Ces programmes renforcent la capacité du Royaume-Uni à détecter et contrer les menaces sous-marines dans des zones contestées, et s’inscrivent dans une stratégie globale visant à sécuriser les lignes de communication maritime vitales en Atlantique Nord.